Résumé

Hugues Imbert Johannès Brahms, sa vie et son oeuvre… (1906)

Johannès Brahms est mort ! C'est
l'une des plus grandes figures du siècle qui disparait, un des plus beaux fleurons de cette couronne artistique dont s'enorgueillit l'Allemagne. Son génie continua, en les modernisant, les traditions du grand art de Beethoven et de Schumann. Bien des musiciens, particulièrement parmi les partisans de la jeune école française, n'aiment pas son art, qu'ils considèrent comme froid et académique ; mais cette froideur n'est qu'apparente. C'est la perfection souveraine, la maîtrise absolue de l'artiste qui lui communiquent cette gravité sereine et altière.
Source : Gallica

Hugues Imbert Johannès Brahms, sa vie et son oeuvre… (1906)

Le charme opère sur tous les esprits aptes à en saisir la grandeur. En écoutant cette oeuvre, enfantée avec amour dans une Thébaïde, il n'est pas possible de déclarer que l'auteur ait été l'esclave de la formule ; car elle est empreinte de vie et de lumière. Comme tous les hommes de génie, Brahms aura oublié les règles qu'il connaissait et qu'il respectait, pour ne laisser apparaître que la beauté se dégageant de l'action de la forme.
Ses oeuvres de musique de chambre, sans être nombreuses, ne s'élèvent pas à moins de vingt-quatre.
Source : Gallica

Hugues Imbert Johannès Brahms, sa vie et son oeuvre… (1906)

« Les mélodies pour chant, larges, émues, vibrantes et passionnées suffiront à sauver de l'oubli le nom du bel artiste qui vient de s'éteindre. » — C'est comme si un critique, parlant de Schumann, insinuait que, seuls, ses Lieder feront émerger son nom. Les symphonies, les ouvertures, les oeuvres pour choeur, soli et orchestre, la musique de chambre, les pièces pour piano, écrites par Brahms, sont aussi belles, sinon plus puissantes, que celles de Schumann.
Source : Gallica

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