Paul Landormy

Résumé

Paul Landormy Brahms

C’était un homme raisonnable et non le fou passionné que fut Wagner. Il était modeste, si la modestie n’exclut pas, implique même une juste appréciation de soi-même. D’aucuns penseront qu’il manquait de génie, si le génie du moins est apparenté avec la folie ou avec la passion tumultueuse et sans frein. La vie de Brahms ressemble trop à celle d’une foule de bons bourgeois allemands, très pondérés, très équilibrés : et voilà qui lui fait du tort. Nous n’imaginons pas volontiers qu’un artiste puisse être si sage, si tranquille, si peu différent du commun des mortels.
Source : Wikisource

Paul Landormy Brahms

Et puis, une nature affectueuse n’est pas nécessairement — n’est peut-être pas souvent — une nature très passionnée. Or un artiste ne se marie point comme un autre homme et, pour risquer cette grande aventure qu’est toujours un mariage dans une vie comme la sienne, pour risquer de croupir dans la misère et de ne point écrire les chefs-d’œuvre dont il rêve, il faut qu’il soit entraîné par une violente passion. Cette passion irrésistible, Brahms ne l’éprouva jamais. C’est ce qui explique la nature très particulière de ses rapports avec Clara Schumann.
Source : Wikisource

Paul Landormy Brahms

Ce Hans de Bülow, qui en 1867 écrivait en parlant des œuvres de Brahms : « Pour moi, ce n’est pas de la musique », et encore : « Que m’importent les Br’s ? Brahms, Brahmüller, Brambach, Bruch, Bragiel, Breinecke, Brietz ? Ne parlons plus d’eux... Le seul qui m’intéresse est Braff ! » le même Hans de Bülow, en quête sans doute d’une nouvelle religion artistique depuis sa rupture avec Wagner, avait fini par jeter son dévolu sur Brahms. « Bach, Beethoven et Brahms ! »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature