Jakob Grimm

Définition et enjeux

Portrait de Charles Augustin Sainte-Beuve Charles Augustin Sainte-Beuve Causeries du lundi

On sent, en lisant Grimm, un esprit supérieur à son objet, et qui ne sépare jamais la littérature de l’observation du monde et de la vie. Toute la littérature de son temps est dans Grimm comme la société d’alors est chez Mme d’Épinay. On a appelé Diderot la plus allemande de toutes les têtes françaises : on devrait appeler Grimm le plus français de tous les esprits allemands. Comme caractère et comme homme, il semble avoir eu plus de qualités réelles et positives qu’aimables ; mais gardons-nous de le juger d’après Rousseau.
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Léon Fallue La marquise d'Épinay et ses relations dans la vallée de Montmorency avec la société philosophique… (1866)

M. Grimm a l'âme tendre, généreuse et élevée, des principes sévères, l'esprit juste, pénétrant et profond. Son caractère est un mélange de vérité, de douceur, de sauvagerie, de sensibilité, de réserve, de mélancolie et de gaieté. Il pense et s'exprime fortement, mais sans correction, et pourtant sait se faire écouter. Devant les personnes qui l'ennuient un silence profond et un air distrait ne tardent pas à s'emparer de lui.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Scherer Edmond Scherer Revue des Deux Mondes

Rappelons, avant d’aborder l’histoire littéraire de Grimm, deux passions romanesques et malheureuses qu’il éprouva dans les premières années de son séjour à Paris. La première, au dire de Meister, resta toujours un secret pour celle qui l’avait inspirée, une princesse allemande, sans jeunesse, dit-on, sans beauté et même sans esprit, mais à qui Grimm n’en avait pas moins voué en secret un attachement exalté.
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