Mademoiselle d'Épinay

Définition et enjeux

Portrait de Louise d’Épinay Louise d’Épinay Les Conversations d’Émilie

Mademoiselle, c’est votre faute ; il n’y a pas de quoi faire l’enfant, ni de quoi se vanter en criant.
La Mere. Il est vrai que les pleurs ne remédient à rien. Mais puisque vous avez la bonne coutume de vous parler entre vos rideaux qui n’existent pas, il fallait, ce me semble, vous dire hier : Elle n’en a rien vu, peut-être personne de la compagnie n’a remarqué ce qui s’est passé ; mais le mal, s’il y en a eu, n’est pas demi-mal, puisque je le sais moi.
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Portrait de Louise d’Épinay Louise d’Épinay Les Conversations d’Émilie

Emilie. Je fais bien que je ne danse pas comme Mademoiselle de Gernance ; mais cela n’y ferait rien : entre nous autres morveufes, nous ne prenons pas encore garde à qui faute plus ou moins bien.
La Mere. Il n’y a donc qu’à aranger une petite assemblée, que nous ne mettrons pas même dans le secret de la solemnité du jour.
Emilie. A moins que nous ne fassions mention de la fête publique. Mais, à vous dire la vérité, ma chere Maman, je crois que je n’aurai pas demain le cœur à la danse.
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Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau Les Confessions

Je marque ici celle de ma première connaissance avec madame d’Épinay, dont le nom reviendra souvent dans ces Mémoires : elle s’appelait mademoiselle d’Esclavelles, et venait d’épouser M. d’Épinay, fils de M. Lalive de Bellegarde, fermier général. Son mari était musicien, ainsi que M. de Francueil. Elle était musicienne aussi, et la passion de cet art mit entre ces trois personnes une grande intimité. M. de Francueil m’introduisit chez madame d’Épinay ; j’y soupais quelquefois avec lui. Elle était aimable, avait de l’esprit, des talents ; c’était assurément une bonne connaissance à faire.
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