“ Didon surtout, Didon le dévore des yeux ; Et, le cœur agité d’un trouble qui l’étonne, Admire et les présents et celui qui les donne. Lorsqu’imitant ce fils vainement attendu, Caressé par Enée, à son cou suspendu, Du héros abusé par l’image d’Iule, Il a rassasié la tendresse crédule, Préparant le poison qui doit brûler son cœur, Il marche vers la reine, il est déjà vainqueur. L’imprudente Didon tendrement le caresse, Le tient sur ses genoux, entre ses bras le presse, S’enivre de sa vue, hélas ! et ne sait pas Quel redoutable dieu se joue entre ses bras. ”
Dido
Définition et enjeux
Dido, figure mythique et littéraire centrale, incarne le conflit entre passion et destin dans l'œuvre de Virgile, notamment dans L'Énéide, où elle est dépeinte comme une reine dévouée à un amour destructeur. Les auteurs comme Virgile, Ovide et Gaston Boissier explorent ses ambiguïtés : entre la tragédie d'une femme abandonnée et la critique des récits idylliques.
L'analyse de ses récits, depuis les galanteries de Virgile jusqu'à la solennité historique évoquée par Boissier, révèle une figure complexe, liée à des thèmes comme Carthage, Énée ou la mort, qui continue d'inspirer réflexions et interprétations.
Citations sur “Dido”
Virgile,
Énéide/Traduction Guerle
“ Didon surtout, l’infortunée Didon, dévouée aux horreurs du sort qui l’attend, ne peut rassasier sa vue de ces images trop flatteuses. Plus son œil les contemple, plus son cœur s’enflamme. Et les grâces de l’aimable enfant, et ses dons séducteurs, la remplissent d’une égale ivresse. D’abord l’artificieux Amour, suspendu au cou du héros, semble s’oublier dans ses bras, et rend caresse pour caresse à l’erreur d’un père abusé : ensuite il vole vers la reine. ”
Virgile,
Énéide/Traduction Guerle
“ Didon elle-même, Didon, auprès des autels, un pied nu, la robe sans ceinture, tient d’une main tremblante la farine et le sel : près de sa dernière heure, elle atteste et les dieux et les astres témoins de son sort lamentable ; et si quelque divinité propice prend pitié des amans trahis, elle en implore la justice et la vengeance éternelle. ”
Jules Girard, L’alexandrinisme
“ Ce petit tableau de genre, qui transforme en commères les habitantes de la merveilleuse Æa, ne suffit peut-être pas pour relever l’amour de Médée. Didon, elle aussi, est la victime d’une irrésistible passion, qui la possède tout entière, corps et âme. Elle n’en a pas seulement les souffrances, elle en a les fureurs, qui la dévorent jusqu’aux os : est mollis flamma medullas... ”
Gaston Boissier,
Revue des Deux Mondes
“ Le poète nous le laisse entendre quand il parle « de cette première flamme éteinte dont il ne reste que des débris », quand il dit « que l’âme de Didon est devenue plus calme et qu’elle se repose d’aimer ». L’heure est favorable pour une passion nouvelle lorsqu’il ne reste de l’ancienne que tout juste ce qu’il faut pour nous donner le désir de la rem placer. Didon le sent d’une manière confuse et se révolte.. ”
Gaston Boissier,
Revue des Deux Mondes
“ Virgile, dit-il, comme tous les poètes qui veulent faire mieux que la vérité, l’histoire et la nature, a bien plutôt gâté qu’embelli l’histoire de Didon. La Didon historique, veuve de Sichée et fidèle aux mânes de son premier époux, fait dresser son bûcher sur le cap de Carthage, et y monte, sublime et volontaire victime d’un amour pur et d’une fidélité même à la mort ! Cela est un peu plus beau, un peu plus saint, un peu plus pathétique que les froides galanteries que le poète lui prête avec son ridicule et pieux Enée et son désespoir amoureux, auquel le lecteur ne peut sympathiser. ”
“ Tel était le héros ; son âme courageuse Soutient de mille assauts la tempête orageuse ; Les larmes, les sanglots le combattent en vain ; Il gémit sur Didon, il pleure son destin ; Il pleure ; mais son cœur demeure inébranlable. Alors Didon frémit du revers qui l’accable, Et sent le désespoir succéder à l’amour : Elle implore la mort, elle est lasse du jour. Nourrissant le projet que sa fureur enfante, Cent présages affreux la glacent d’épouvante. ”
Virgile,
Énéide/Traduction Guerle
“ Tandis que la reine tarde encore à paraître, les grands attendent son réveil aux portes du palais ; étincelant de pourpre et d’or, son coursier bat du pied la terre, et ronge avec fierté son frein blanchi d’écume. Enfin Didon s’avance, environnée d’une nombreuse escorte, et parée d'une écharpe Tyrienne dont l’aiguille industrieuse nuança la bordure. Sur ses épaules résonne un carquois d’or : l’or, en tresse éblouissante, captive ses longs cheveux : l’or, en flexible agrafe, soutient les plis de sa pourpre ondoyante. ”
Les poëtes de l'amour : recueil des chefs d'oeuvre de la poésie amoureuse en France aux XVe… (1858)
“ Didon n'a pas d'attrait assez puissant Pour retarder-la fuite où son amant s'obstine; Mais si l'autre Didon, ornement de ces lieux, Eût été reine de Carthage, Il eût, pour la servir, abandonné ses dieux, Et votre beau pays serait encor sauvage. ”
Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, Didon
“ Remplir tout l’univers d’insolentes rumeurs. Serez-vous moins soigneux de votre renommée ? Et votre âme aujourd’hui, de ses feux consumée, [1150] Veut-elle, sans retour, languir dans ses liens ?énée. . Eh ! N’ai-je pas fini les malheurs des Troyens ? De la main de Didon je tiens une couronne, Je possède son cœur ; je partage son trône ; Quelle gloire pour moi peut avoir plus d’appas ? [1155] achate. . La gloire n’est jamais où la vertu n’est pas. Fidèle adorateur des dieux de nos ancêtres, Osez-vous résister à la voix de nos maîtres ? ”
Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, Didon
“ Didon, Elisedidon. . Élise, que deviens-je et quel trouble m’agite ? Quel soupçon se présente à mon âme interdite ? De quel malheur fatal vient-il me menacer ? [555] Énée ! Ô ciel !... Non, non, je ne puis le penser. Il m’aime ; il ne veut point trahir une princesse Qui par mille bienfaits lui prouve sa tendresse. Mais, lorsque notre hymen doit faire son bonheur, Quel noir pressentiment fait naître sa terreur ?... [560] à part. Est-ce toi, peuple ingrat ?... Est-ce vous, cher Énée, Qui trompez sans pitié mon âme infortunée ? ”
Ovide,
Ovide - Œuvres complètes
“ Ni mon époux ni mon père n’ont porté contre toi les armes. Si tu crains de m’avouer pour ton épouse, que ce ne soient pas les liens du mariage, mais ceux de l’hospitalité qui paraissent nous unir. Pourvu qu’elle t’appartienne, Didon consentira à être quoi que ce soit. Je connais la mer qui se brise contre la plage africaine. C’est à des époques déterminées qu’elle offre ou qu’elle refuse une navigation sûre. Lorsque les vents permettront de l’entreprendre, tu livreras tes voiles à leur souffle. ”
Virgile,
''Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes''
“ Didon seule veille et se plaint, et jamais (4, 530) ne s’abandonne au sommeil, jamais ne laisse venir sous ses paupières et dans son cœur les douces ténèbres de la nuit ; ses tourments en redoublent, sa passion renaissante se réveille plus furieuse, et son âme flotte au milieu des orages qu’y soulèvent la colère et l’amour. ”
Virgile,
''Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes''
“ Tenant une coupe à la main, la belle Didon elle-même la répand entre les deux cornes d’une génisse blanche, ou, à la face des dieux, elle marche à grands pas autour des gras autels, renouvelle chaque jour ses offrandes, et, penchée sur les flancs ouverts des victimes, elle interroge d’un œil avide leurs fibres palpitantes. Ô vaine science des devins ! Que servent les vœux et les autels contre les fureurs de l’amour ? Tandis qu’elle prie les dieux, une douce flamme consume ses os, et dans son cœur s’entretient une vive et secrète blessure. ”
Virgile,
Œuvres de Virgile (coll. Panckoucke…
“ Tandis qu’Énée, stupéfait et absorbé dans cette contemplation, regarde et admire ces tableaux, la reine Didon, éclatante de beauté, entre dans le temple, suivie d’un nombreux cortége de jeunes gens. Telle, sur les rives de l’Eurotas, ou sur les hauteurs du Cynthe, paraît Diane conduisant le chœur des nymphes : mille Oréades s’empressent sur ses pas ; la déesse marche le carquois sur l’épaule, dépasse de la tête toutes ces immortelles, et le cœur de Latone palpite d’une secrète joie. Telle était Didon ”
Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, Didon
“ Bientôt sur ces remparts tous nos chefs rassemblés [815] Calmeront par mes soins nos citoyens troublés. En vain contre Didon l’Afrique est conjurée ; Du peuple et du soldat ma reine est adorée : Tout peuple est redoutable et tout soldat heureux Quand il aime ses rois en combattant pour eux. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Le P. Didon ne dit pas un mot. Le Supérieur général ajouta : « Vous vous retirerez en Corse, à Corbara, dans un couvent solitaire. Vous n’y prêcherez pas, vous prierez et vous étudierez jusqu’à nouvel ordre. Vous partirez le plus tôt possible. » Corbara était un couvent de dominicains, juché sur une montagne de Corse. C’était une école de novices. Qu’allait faire le P. Didon ? Si grandes qu’eussent été sa bonté, la noblesse de ses idées, sa sérénité, il avait des ennemis. Ils se réjouirent. ”
Charles-Paul Landon, Salon de 1817 : recueil de morceaux choisis parmi les ouvrages de peinture et de sculpture exposés au Louvre le 24 avril 1817… (1831)
“ Didon assise, ou plutôt demi-couchée sur un lit de repos, écoute avec un vif intérêt le récit des aventures d'Enée. Ses regards , fixés sur le héros , sont tout-à-la-fois languissans et animés ; et sa passion naissante se peint dans son attitude comme dans tous les traits de son visage. Cupidon, qui vient d'emprunter ceux du fils d'Enée, pour tromper la reine et mieux assurer son propre triomphe , est à ses côtés; et feignant de jouer innocemment avec la main de Didon, retire en souriant l'anneau de Sichée, dont naguères cette princesse portait le deuil et déplorait la mort funeste. ”
Denis Diderot,
Correspondance inédite de Grimm et de Diderot…
(1829)
“ On poussa des cris d'admiration et d'acclamation; on s'embrassa sans se connaître; on fut parfaitement ivre. Après la comédie, ce même enthousiasme se répandit dans les maisons. Ceux qui avaient vu Didon se dispersèrent dans les différens quartiers, arrivèrent comme des fous, parlèrent avec transport de la débutante, communiquèrent leur enthousiasme à ceux qui ne l'avaient pas vue, et tous les soupers de Paris ne retentirent que du nom de Raucour. ”
Musée du Louvre, Collection d'objets d'art de M. Thiers… (1884)
“ LE REPAS D'ÉNÉE CHEZ DIDON, d'après une fresque de Jean-Baptiste Tiepolo, au palais Labia, à Venise; dessin lavé en couleurs, par M. Tourny. Dans un palais italien à la Véronèse, sous un portique voisin de la mer, Énée et Didon sont assis à la table d'un festin magnifique et servis par des officiers en costumes orientaux. Énée est en habit de guerre et en casque. Didon est vêtue d'une robe chamarrée d'or. Les colonnes de marbre portent une tribune de musiciens. Sur le devant, un nain grotesque monte les marches d'un escalier, suivi d'un joli épagneul. ”
Anatole France,
La Vie littéraire
“ Et Loti l'épousa, sur le conseil de la reine Pomaré, à la mode du pays. Et c'est une douloureuse histoire d'amour que celle-là. Ils ne se comprenaient pas. Quel moyen a un blanc de lire dans les douces ténèbres d'une pensée mahorie? On raconte qu'au commencement de ce siècle, il y eut, dans ces îles charmantes, une Didon océanienne, mais une Didon résignée, qui mourut sans se plaindre. Cette Didon n'eut point de Virgile. ”
Félix Clément, Les musiciens célèbres depuis le seizième siècle jusqu'à nos jours… (1873)
“ Au premier acte, Didon distribue des récompenses aux laborieux colons qui ont fondé la jeune Carthage. Je signalerai l'air : Chers Tyriens, parfaitement chanté par Mme Charton-Demeur; à cet air succède un duo fort original : Didon confie à sa sœur les vagues agitations de son âme; « Vous aimerez, ma sœur, » répond celle-ci. On annonce à la reine que d'illustres naufragés viennent lui demander un asile. Énée parait, et à peine a-t-il été introduit qu'un second messager apporte la nouvelle de l'approche d'Iarbas, le chef d'une tribu barbare et ennemie. ”
Anonyme, L’Étourdi, 1784 (1784)
“ Lorsque notre ame est affectée de quelque sentiment impétueux, elle trace sur la figure l’empreinte de ce qui la touche si vivement. Didone est si assurée de ce principe, qu’elle est devenue bonne physionomiste, & sa théorie, fondée sur la pratique, lui fait aisément discerner ceux qui sont dans les tourmens pour elle ”
Georges de Massougnes, Hector Berlioz (1803-1869) : son oeuvre (1919)
“ Ils chantent au soleil un hymne de reconnaissance pour la belle journée qu'il leur prépare; mais tout à coup Didon paraît avec sa suite, et tous chantent les louanges de la reine chérie: la grâce de l'hymne à la nature fait place à la solennité du chant national. Le récitatif et l'air où Didon remercie ses sujets et leur demande leurs bras pour une guerre contre les Numides est une de ces pages où se reconnaît l'infinie délicatesse des maîtres : la majesté y est si bien tempérée par la douceur et la tendresse, que ce ne peut être un roi qui parle. ”
Sainte-Beuve,
Revue des Deux Mondes
“ Dans l’exquise préface qu’il a mise à sa pièce, Racine rapproche son héroïne de Didon et voit de la ressemblance entre elles, sauf le poignard et le bûcher. Mais Bérénice ne me fait pas tout-à-fait l’impression de Didon ; la nuance est plus douce ; on sent dès l’abord, et malgré toutes les menaces, qu’elle ne se tuera pas ; elle languira, elle pâlira dans l’absence, elle s’en ira lentement mourir de son ennui. L’Ariane de Thomas Corneille me rend bien plus le désespoir de Didon. Bérénice, qui est si peu juive, est déjà chrétienne, c’est-à-dire résignée ”
Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, Didon
“ Didon. sort avec Élise.énée. . Elle fuit... arrêtez... prenons soin de sa vie. Il fait quelque pas pour suivre Didon. Scène VI Énée, Achate.achate. , arrêtant Énée. Seigneur, les Phrygiens n’attendent que leur roi. [1015] Partons ; le ciel l’ordonne. énée. . Achate, laisse-moi. Le ciel n’ordonne pas que je sois un barbare. Il sort.achate. . Que vois-je ?... quel transport de son âme s’empare ?... Courons ; sachons les soins dont il est combattu... Dieux ! Faut-il que l’amour surmonte la vertu ! ”
Jean-Baptiste Delestre,
Études des passions appliquées aux beaux-arts…
“ Ainsi, dans son tableau, Guérin nous a montré Didon abandon- nant ses membres paresseux aux coussins moelleux qui la soutiennent, et se laissant aller au plaisir d'écouter Enée racontant ses malheurs : la tête de Didon est légèrement inclinée; ses yeux, languissamment tournés vers l'homme destiné à influer sur sa vie entière, suffiraient pour nous faire comprendre ses pensées intimes; le peintre ingénieux a rendu l'idée plus frappante et plus complète : il a placé près de la reine le dieu des Amours, sous les traits d'Ascagne ”
Gustave Vapereau,
Dictionnaire universel des littératures
(1876)
“ Didon d'Alex. Hardy, de Lefranc de Pompignan; pour l'étranger, Didon,' reine de Carlhage, tragédies anglaises de Marlowe, de Nash; puis Didon abandonnée, drame lyrique de Métastase; Elisa Didon, tragédie espagnole de Viruès (voy. ces noms) . DIDOT (François) , imprimeur français, né en 1689 à Paris, mort le 2 novembre 1757. Le premier signalé dans la profession qui devait illustrer sa famille, il fut reçu libraire en 1713 et devint syndic de la communauté. Il édita plusieurs ouvrages importants, entre autres les Voyages de l'abbé Prévost (1747, 20 vol. in-4) . ”
Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, Didon
“ Ne tardons plus, suivons le courroux qui m’entraîne. [625] didon. . Oubliez-vous qu’ici vous parlez à la reine ?iarbe. . À ma témérité reconnaissez un roi. didon. . Quoi ! Se peut-il qu’iarbe ?... iarbe. , l’interrompant. Oui, cruelle ! C’est moi. Dès mes plus jeunes ans, par le destin contraire, Conduit dans les climats où règne votre frère, [630] Je vous vis, vos malheurs firent taire mes feux... Un autre parlerait des tourments rigoureux Qui remplirent depuis une vie odieuse, Qui ne saurait sans vous être jamais heureuse. ”
Adolphe Bitard,
Dictionnaire de biographie contemporaine française et étrangère
(1887)
“ A la mort de Claude Bernard (février 1878) , le P. Didon affirma, en dépit des affirmations contraires, avoir opéré la conversion in extremis de l'illustre savant. Le P. Didon a publié plusieurs volumes de Discours et de Conférences et une brochure d'actualité l'Enfeignement supérieur et les universités catholiques (1875) . On a encore de lui un ouvrage intitulé: les Allemands (1884) . DIDOT, ALFRED FIRMIN, libraire, imprimeur et philologue français, fils d'Ambroise-Firmin Didot, de l'Institut, mort en février 1876 et neveu d'Hyaeinthe Firmin Didot, mort en août 1880, est né à Paris en 1828. ”
Sarah Bernhardt,
Ma double vie
“ Elle était charmante, Mlle de Brabender, et je l’aimais, mais je ne pus résister au fou rire quand, après m’avoir fait dire les te, de, de, qui passaient encore, et le très gros rat..., elle entama les saucissons... Non, ce fut une cacophonie de sifflements dans sa bouche édentée, à faire hurler tous les chiens de Paris. Et quand le Didon dîna... se mêla de la partie, accompagné du plus petit papa..., j’ai cru que la raison échappait à ma chère institutrice : ”
María de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo Merlin, Histoire de la Soeur Inès (1832)
“ Combattue par tant de sentimens divers, je passais de la plus vive agitation au découragement le plus complet. Don Diégo craignant pour ma santé et peut-être pour ma vie, n'insista pas sur ses projets de fuite, mais il me proposa d'écrire à mon frère, en lui exposant ma situation et les circonstances qui l'avaient précédée, le priant de venir à mon secours. Aidé par lui et par un de ses oncles, cardinal à Rome, don Diégo espérait faire annuler mes voeux. ”
