Victimation

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau,  Julie ou la Nouvelle Héloïse

“ Rentrez donc en vous-même & considérez s’il vous est permis d’attaquer de propos délibéré la vie d’un homme & d’exposer la vôtre pour satisfaire une barbare & dangereuse fantaisie qui n’a nul fondement raisonnable, & si le triste souvenir du sang versé dans une pareille occasion peut cesser de crier vengeance au fond du cœur de celui qui l’a fait couler ? Connoissez-vous aucun crime égal à l’homicide volontaire, & si la base de toutes les vertus est l’humanité, que penserons-nous de l’homme sanguinaire & dépravé qui l’ose attaquer dans la vie de son semblable ? ”
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Mme Caubet-Darius,  Les Deux Chemins de la vie, ou la Puissance des principes… (1866)

“ Notre sang se glace d'horreur à la description du crime, et après avoir donné une larme de pitié à la victime, nous maudissons le coupable, sans même penser que cette société qui le condamne devait tenter les plus énergiques efforts pour l'empêcher de s'égarer, et qu'au nombre de ces infortunés, se trouve peut-être celui que nous avons repoussé. ”
Source : Gallica

Portrait de Jean Chrysostome Jean Chrysostome,  Œuvres complètes

“ De là les injures, les invectives, les blasphèmes, les excitations à la volupté, les meurtres, les adultères, les vols, enfin tous les crimes. Les meurtres ? direz-vous ; et comment cela ? L’injure produit la colère ; la colère, les coups ; les coups, l’homicide. Et les adultères ? Une telle vous aime, elle a dit du bien de vous ; votre sévérité se relâche ; et, à votre tour, la convoitise s’allume chez vous. De là ces mots de Paul : « Mais seulement ceux qui peuvent être bons ». ”
Source : Wikisource

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