Pierre Corneille,
Théâtre choisi. Nouvelle édition…
(1881)
“ Qu'avec chaleur, Philippe, on court à le venger Lorsqu'on s'y voit forcé par son propre danger, Et quand cet intérêt qu'on prend pour sa mémoire Fait notre sûreté comme il croît notre gloire ! César est généreux, j'en veux être d'accord ; Mais le roi le veut perdre, et son rival est mort. Sa vertu laisse lieu de douter à l'envie De ce qu'elle ferait s'il le voyait en vie : Pour grand qu'en soit le prix, son péril en rabat ; Cette ombre qui la couvre en affaiblit l'éclat ; L'amour même s'y mêle, et le force à combattre : Quand il venge Pompée, il défend Cléôpâtre. ”
