Thomas Corneille,
Poèmes dramatiques de Thomas Corneille
“ THÉODAT. Ah, non, jusqu’à ce jour, J’ai trop pour m’y tromper, étudié l’amour. Elle m’aime, te dis-je, et ma gloire est certaine. Viens, suis-moi.EUTHAR. Mais, Seigneur, que deviendra la Reine ?THÉODAT. Ne préviens point les maux que j’en doit redouter.EUTHAR. Seigneur, pardonne-t-elle à qui l’ose irriter ? Le sang qu’elle a versé vous doit faire connoître Quels périls...THÉODAT. Ils sont grands, j’y périrai peut-être ; Mais, Euthar, quand on a le cœur bien enflammé, C’est mourir satisfait, que de mourir aimé. ACTE III Scène I Amalasonte, Honoric, Gepilde. ”
