Thomas Corneille,
Poèmes dramatiques de Thomas Corneille
“ Je voulois ignorer que Polixène aimée Fut de la même ardeur pour Pyrrhus enflammée, Et demander sa main avant qu’on m’eut appris Que l’amour l’eut déjà destinée à mon Fils. Étouffe, étouffe, Achille, une ardeur si funeste, De ta raison séduite entends ce qui te reste. Le cœur de Polixène où tu veux aspirer, Est un bien que l’amour te défend d’espérer. N’en sois point le Tyran, ta gloire t’en convie, Pyrrhus te le demande, il y va de sa vie, Et Briseis en pleurs qui te garde sa foi, Attend pour les sécher ce triomphe de toi. ”
