Résumé

Portrait de X.-B. Saintine X.-B. Saintine La mère Gigogne et ses trois filles… (1864)

« Ses deux sœurs, quoique mieux partagées qu'elle, n'avaient pas trop à se réjouir non plus. La guerre est fatale à tous. Les oiseaux et le menu bétail, effrayés par la lueur des volcans, ou sentant la terre trembler sous eux, avaient fui si loin, si loin, qu'Animalia ne parvenait pas toujours à mettre la main dessus. Du reste, ce n'est pas elle que je plains; celle que je plains, et de tout mon cœur, c'est la pauvre Végétalia.
« Et moi aussi! » interrompit bébé Hélène, alors
tout attentive et les coudes appuyés sur les genoux de sa sœur Émilie.
Source : Gallica

Portrait de X.-B. Saintine X.-B. Saintine La mère Gigogne et ses trois filles… (1864)

« Est-ce que ce n'est pas ça? dit-elle un peu émue.
— Oui, ma fille, c'est cela à peu près. Mais pour le cidre on n'a besoin ni d'un rhume, ni d'un médecin; on écrase tout simplement le fruit sous le pressoir, et le jus qui sort de la cuve, c'est le cidre.
Ce cidre, s'il est fait avec des pommes, c'est du pommé, s'il est fait avec des poires, c'est du poiré.
Comprends-tu?
— Ça n'est pas bien difficile, mais ça n'est pas bien amusant non plus; n'est-ce pas, Bijoute? » dit Hélène en s'adressant à sa poupée.
Source : Gallica

Portrait de X.-B. Saintine X.-B. Saintine La mère Gigogne et ses trois filles… (1864)

Au moment de me séparer de vous, je ne saurais trop, comme fit la Gigogne à ses filles, vous recommander le bon accord; rappelez-vous les terribles querelles des trois sœurs, et que ce souvenir vous aide à comprendre toutes les douceurs de la paix. Que la conduite des trois frères Polichinelles, à l'égard de leur cadet, Polichinelle de l'Air, vous préserve aussi du dédain, de la moquerie vis-à-vis des êtres humbles et modestes. Croyez-le, mes amis, il ne faut pas se fier aux apparences ; ne méprisons personne ; parfois, les têtes de carton valent les têtes de porcelaine.
Source : Gallica

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