William Little Hughes

Résumé

William Little Hughes Les bébés d'Hélène (1879)

Boulot se mit d'abord à gambader autour de moi, selon sa coutume; puis, lorsqu'il eut remarqué que je ne lui adressais pas la parole, son allure devint moins joyeuse.
— Tu as embrassé ce pauvre Joseph comme un papa, me dit-il tout à coup. Tu voudrais bien avoir un petit garçon à toi, n'est-ce pas?
— Non. J'aimerais mieux une petite fille, répondis-je un peu sèchement.
Les enfants sont plus perspicaces qu'on ne le croit en général; Boulot, après m'avoir d'abord regardé d'un air surpris, s'écria : — Oncle Georges, je devine pourquoi tu me dis ça.
Source : Gallica

William Little Hughes Les bébés d'Hélène (1879)

Durant un de ces intervalles, Boulot me demanda : — Oncle Georges, pourquoi beaucoup des messieurs que je vois à l'église ont-ils plus de cheveux sur la tête?
Je ne répondis pas tout d'abord : j'étais en train de me défendre contre Trotty, qui cherchait à s'emparer de ma montre.
— Dis, oncle Georges, répéta Boulot.
— Parce que de vilains petits garnements les tourmentent du matin au soir. Il n'en faut pas davantage pour faire tomber les cheveux les mieux enracinés.
— Ah bien, tu me toumentes zoliment, moi, et mes zeveux tombent pas, remarqua Trotty, qui secoua son abondante crinière.
Source : Gallica

William Little Hughes Les bébés d'Hélène (1879)

Faute d'expérience, ou peut-être parce que les gens les plus expérimentés oublient combien le sommeil de l'enfant est tenace, je m'étonnai que la discussion n'eût pas réveillé Boulot. Je me félicitais encore de n'avoir à lutter que
contre un seul adversaire, lorsque l'affreuse poupée, source de tant d'ennuis, apparut entre les plis de la couverture. Trotty s'en empara, et une expression de joie ineffable illumina son visage, tandis qu'il s'écriait d'une voix pleine de tendresse : — Ah ! voilà ma chère poupée ! Viens à ton papa qui t'aime !
Source : Gallica

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