Eunice-M. Crétin, Le livre de monsieur Trotty (1881)
“ C'étaient les pieds de Trotty qui avaient éveillé Lill ce matin-là. Elle les entendit dans ses rêves, tapotant sur la toile cirée autour du lavabo ; elle ouvrit un œil et vit le ciel tout en feu. C'était un lever de soleil comme on n'en voit pas tous les jours de l'année ; Trotty s'y dessinait, perché sur une chaise près de la fenêtre, ses dix petits doigts de pied sortant comme dix petits coquillages roses du bord de sa robe de nuit blanche. ”
