Paul Arène,
Œuvres de Paul Arène, Lemerre, 1884
“ Une rainette chantait toujours à cette heure-là dans les prêles d’un vivier abandonné, et quand nous approchions, au bruit de nos pas sur l’herbe, elle sautait à l’eau peureusement. On restait assis quelques instants sur la muraille du vivier, puis on se souhaitait le bonsoir. Monsieur et madame Cabridens se donnaient le bras en s’en retournant ; la robe claire de Reine disparaissait à travers les arbres, et quand le vent ne m’apportait plus le bruit de son pas, j’entendais alors de nouveau la voix mélancolique de la rainette qui recommençait à chanter. ”
