Résumé

George Pouchet Histoire naturelle. — Le coloris dans le règne animal

Il y a dans le spectre un espace beaucoup plus lumineux que les autres, c’est le jaune, surtout du côté du vert. Quelqu’un, dans une chambre illuminée par un spectre solaire, se mettrait dans le jaune pour lire, tandis qu’il y verrait à peine dans le violet. Peut-être les daphnies ne cherchent-elles le jaune que parce que la lumière y est plus vive. Il est possible que tous les rayons, colorés pour nous, n’influencent les articulés que comme le feraient des clartés plus ou moins vives, et qu’ils voient le monde en camaïeu, tel qu’il nous apparaît à travers certains verres de couleur.
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George Pouchet Histoire naturelle. — Le coloris dans le règne animal

Si l’on jette un coup d’œil d’ensemble sur la couleur des animaux, on découvre cette loi curieuse, que les oiseaux, les poissons et les insectes seuls offrent des nuances à l’éclat métallique, tandis que les plantes et les zoophytes n’ont jamais que des couleurs franches sans reflets. Les mollusques tiennent le milieu avec les tons irisés de la nacre, qu’on retrouve au reste chez les vers et chez quelques poissons. Pourquoi en est-il ainsi ? quel est le sens de ces exclusions de tel ou tel mode de coloration dans une partie du règne animal ? Notre ignorance ici est absolue.
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George Pouchet Histoire naturelle. — Le coloris dans le règne animal

Il n’est personne qui ne se soit diverti au bord de la mer à tourmenter quelque seiche prisonnière dans les flaques d’eau laissées par le flux, pour la voir changer : mille nuances courent sur sa peau comme des rides au dos d’une vague ; c’est une petite tempête de couleurs qui se heurtent, mêlées de reflets irisés : l’animal brunit, pâlit, et devient noir tout à la fois. La simple vue d’un objet qui l’inquiète amène aussitôt ces changemens ?
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