Charles-Ernest Guignet

Résumé

Charles-Ernest Guignet Les couleurs (1889)

Quand le soleil est près de l'horizon, il paraît orangé et même orangé-rouge : ce qui tient surtout à la présence de la vapeur d'eau dans l'air. Ainsi quand on observe une file de becs de gaz à travers le brouillard, les becs les plus éloignés semblent tout à fait rougeâtres. Si on regarde le soleil pendant un instant et qu'on reporte les yeux sur un objet blanc, on aperçoit immédiatement une image de la grandeur apparente du soleil, qui paraît teintée de bleu violet ou même de vert, si le soleil est presque rouge.
Source : Gallica

Charles-Ernest Guignet Les couleurs (1889)

On ose à peine parler aux artistes de la nécessité d'étudier la lumière et les ombres, le contraste des couleurs, la perspective même : « De telles études, répondent la plupart d'entre eux, coupent les ailes de l'imagination; comme le poète, l'artiste doit toujours être emporté par le cheval ailé loin des réalités de ce monde. S'il fait revivre sur la toile quelques-unes de ces réalités, c'est à la condition de les animer du souffle de son génie, etc. »
Source : Gallica

Charles-Ernest Guignet Les couleurs (1889)

Chez les peuples civilisés, il n'y a plus guère que les gens de théâtre et un petit nombre de femmes élégantes qui aient conservé l'habitude de se farder régulièrement. C'est d'ailleurs une question de mode; sous Louis XV, aucune femme en toilette n'eût osé se montrer en public sans être artistement peinte, ornée de quelques mouches et bien poudrée à blanc. Les femmes de nos jours usent du fard beaucoup plus discrètement; quelques-unes ont même la prétention de le dissimuler d'une manière complète : mais un œil exercé reconnaît tout de suite les maquillages les plus habiles.
Source : Gallica

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