Frédéric Auguste Antoine Goupil

Résumé

Frédéric Auguste Antoine Goupil Manuel complet et simplifié de la peinture à l'huile… (1858)

LE CARMIN BRULÉ ou laque de Venise brûlée est un ton magnifique. Sa destination est la même que celle des laques dont nous venons de parler. Cette couleur s'obtient au moyen de laques brûlées, mais toutes ne sont pas bonnes pour cet usage, et les seules qu'on doive y employer sont les laques faites de cochenille pure ; il est donc important, si on ne la prépare soi-même, de s'en procurer de bonne.
Les vigueurs pourprées que donne le carmin brûlé le disputent à celles du plus beau noir et sont en même temps d'une transparence parfaite.
Source : Gallica

Frédéric Auguste Antoine Goupil Manuel complet et simplifié de la peinture à l'huile… (1858)

Nous ne répéterons pas ici ce que nous avons dit en plusieurs endroits déjà; nous dirons seulement que le mélange des couleurs devient plus facile chaque jour avec l'habitude de s'en servir; que tout ce que nos yeux peuvent voir de plus éclatant dans la nature et aussi de plus mystérieux ne se compose que de trois couleurs, des quelles toutes les autres dérivent ; que ces couleurs sont le rouge, le bleu, le jaune, auxquelles on doit adjoindre le blanc dont on se sert pour rendre lalumière; le noir, qu'on emploie à rendre les ténèbres.
Source : Gallica

Frédéric Auguste Antoine Goupil Manuel complet et simplifié de la peinture à l'huile… (1858)

Le beau jaune indien est d'une nuance bouton d'or, et contribue à faire de fort belles draperies jaunes. On en obtient aussi pour le paysage de magnifiques tons verts. Mélangé aux ocres ou au jaune de Naples, il en ravive l'éclat et la vivacité ; mais, comme il n'a pas de corps par lui-même, on ne saurait s'en servir pour empâter. Il est excellent pour faire des glacis.
Source : Gallica

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