Noir d'ivoire

Définition et enjeux

Jacques-Christophe Valmont de Bomare,  Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle… (1775)

“ On tire de l'ivoire, ainsi que de la corne de cerf, en les faisant brûler dans des vaisseaux clos, une poudre d'un très-beau noir, qui est d'usage dans la peinture, & qu'on nomme noir d'ivoire : c'est l'ivoire brûlé des boutiques. Il est à remarquer que plus les matieres dont on fait les noirs font blanches, plus les noirs qui en proviennent sont beaux & hauts en couleur. ”
Source : Gallica

A. Merlon,  Le Congo producteur (1888)

“ Au contact de l'air et de la lumière, l'ivoire prend rapidement une teinte jaune désagréable. On lui rend alors sa blancheur primitive en l'exposant quelques jours au soleil dans un bain d'essence de térébenthine. On sait aussi que la calcination et le broiement des rognures et déchets d'ivoire, donne une poudre colorante connue sous le nom de noir d'ivoire.
Les autres emplois de l'ivoire sont trop multiples et surtout trop connus de tous pour que nous ayons à nous y arrêter ici.
La quantité d'ivoire exploitable au Congo est, actuellement encore, incalculable
”
Source : Gallica

Eugène Rosary,  Les conquêtes de l'industrie (1869)

“ L'ivoire se teint en rouge, en vert, en jaune, en noir, dans un bain de bois de Brésil, de vert-de-gris, de safran, de sulfate de fer, après avoir trempé pendant quelques heures dans une dissolution d'alun ou dans du vinaigre. Quand l'ivoire blanc est devenu jaune, on le blanchit en le frottant avec de la pierre ponce réduite en poudre très-fine et délayée dans l'eau ; on le fait sécher au soleil en le couvrant d'un globe de verre. ”
Source : Gallica

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