Paul Bory

Résumé

Paul Bory Les pays nouveaux (1883)

Ce n'est plus, comme en Nubie et en Egypte, un canal unique contenu dans une vallée sans affluents ; c'est un vaste réseau de branches convergentes venant de l'est, du sud et du sud-ouest, se déployant toutes ensemble comme un gigantesque éventail qui embrasse dans sa largeur la moitié du grand continent.
Bien que chacun des affluents du Nil ait été tour à tour regardé comme étant la principale branche du fleuve, l'opinion locale, fortifiée par des témoignages fort anciens, a toujours regardé le fleuve Blanc, le Bahr-el-Abyad des Arabes, comme le corps du fleuve.
Source : Gallica

Paul Bory Les pays nouveaux (1883)

Les fatigues de la route, les privations, les mauvais traitements en tuent peut-être plus que le massacre. Pour quelques centaines d'esclaves qui atteignent la côte, des milliers d'êtres humains ont été privés de la vie. Leurs cadavres marquent d'un long sillon la route suivie par la caravane, et plus d'une fois le voyageur égaré a pu se guider sur l'immense traînée de squelettes s'allongeant sur le passage des bandes d'esclaves. On a calculé qu'il ne parvenait pas vivant jusqu'au port d'embarquement plus du cinquième des malheureux ainsi capturés.
Source : Gallica

Paul Bory Les pays nouveaux (1883)

La nature s'est complu à y mettre en juxtaposition les éléments les plus discordants. Ici la forêt luxuriante longe la plaine sèche et stérile ; le sable mobile et délié est continué au même niveau que l'argile, où rien ne bouge ; l'eau y borne l'aride.
Ce désert ressemble tour à tour au Sâh'ra, aux pampas d'Amérique et aux steppes de Russie.
Le sol est composé en général d'un sable doux, légèrement coloré d'un rouge prononcé dans la partie sud, et que les vents du nord, vents chauds dans l'hémisphère austral, envoient en quantités considérables sur les contrées limitrophes.
Source : Gallica

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