Jules Gourdault

Résumé

Jules Gourdault L'homme blanc au pays des noirs (1885)

C'est une race prodigieusement ramifiée. Des confins méridionaux de l'Abyssinie, qu'on croit être leur pays d'origine, ces nomades redoutés ont rayonné au loin vers le sud et l'ouest. Les bassins du Fleuve Bleu et du Fleuve Blanc supérieur leur appartiennent en partie, et ils sont au pied des cimes neigeuses du Kénia et du Kilimandjaro. Par leurs traits et leur conformation, ils se tiennent fort éloignés des nègres, bien que, sur tout le pourtour de leurs vastes frontières, ils se soient mêlés à ceux-ci, et que de ces croisements soient résultées diverses tribus métisses.
Source : Gallica

Jules Gourdault L'homme blanc au pays des noirs (1885)

Dans la zone soudanienne, ces crues ont encore plus de violence; tel fleuve qui, au printemps, n'est qu'une suite de gués ou de mares bourbeuses, se transforme, à la fin de l'été, en un large torrent qui inonde ses berges. Vers l'équateur enfin où le régime des eaux terrestres acquiert une puissance inimaginable, et d'où s'élancent aux quatre points de l'horizon des rivières obstruées de bancs d'herbes ou de rapides, les procédés de navigation sont soumis à mille sortes d'entraves et épuisent toutes les fantaisies possibles.
Source : Gallica

Jules Gourdault L'homme blanc au pays des noirs (1885)

Un mystère semblable, mais dans des proportions plus grandioses, semble planer sur les sources du Nil. C'est, à n'en pas douter, le Fleuve Blanc, le Bahar el-Djebel des Arabes, qui est le corps principal de la grande rivière; mais le courant nilien, dans la partie extrême de son bassin, n'est plus, comme en Nubie et en Egypte, un canal unique, contenu dans une vallée close, et dont Hérodote pouvait dire qu'il ne recevait aucun affluent.
Source : Gallica

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