Résumé

Alfred Jacobs L'Afrique nouvelle, récents voyages… (1862)

C'est un spectacle d'une beauté sans égale, mais en présence duquel on respire la mort. Quand les nombreuses rivières qui descendent de la chaîne des montagnes intérieures, gonflées par les pluies et refoulées par les sables de leurs barres, se répandent en marécages le long de la côte, les détritus de cette luxuriante végétation exhalent des miasmes mortels, même pour les indigènes; ceux-ci ne connaissent aucun remède contre la terrible fièvre des bords de la mer, et c'est ce fléau, plus encore que le génie hostile de Ranavalo, qui protège l'indépendance de Madagascar.
Source : Gallica

Alfred Jacobs L'Afrique nouvelle, récents voyages… (1862)

Dans ce continent, les montagnes s'abaissent, les plaines s'exhaussent; partout la géographie reconnaît et secoue ses vieux préjugés, et marche de surprise en surprise. Ce désert du Sahara, que l'on croyait déprimé, est un immense plateau bien plus élevé que le Soudan. Le Soudan, dans la partie orientale duquel on plaçait naguère encore les fantastiques montagnes de la Lune, dut être le lit d'une mer ou d'un lac immense dont le Tchad, le Tubori, le Fittri, toutes les lagunes temporaires, sans compter les immenses marécages du Nil, sont les derniers vestiges.
Source : Gallica

Alfred Jacobs L'Afrique nouvelle, récents voyages… (1862)

Quelle misère, quelle dégradation, quelle négation de tous devoirs, de tous sentiments humains, de toute conscience, dans ce vaste continent ! Les tribus variées et nombreuses y vivent dans une permanente inimitié : le fort se jette sur le faible et il le vend à la première caravane qui passe. Une telle barbarie ne saurait être le dernier terme de la destinée de tant d'êtres humains ; c'est à nos sociétés, sans doute mieux douées, mieux élevées, plus favorisées, de relever ces malheureux hommes, de dresser leur visage vers Dieu et de leur enseigner leurs devoirs.
Source : Gallica

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