X. Marmier, Revue des Deux Mondes
“ Leur regard s’exerce à suivre sur une carte le cours d’un fleuve, ou les ramifications d’une chaîne de montagnes, et leur mémoire à retenir une froide et aride nomenclature. Cette nomenclature est à la science géographique ce qu’un catalogue de plantes est à la botanique, un dictionnaire à un poème, un assemblage de lignes à un tableau. Le vrai géographe ne la regarde que comme l’échafaudage de son œuvre et de sa pensée. S’il entreprend de décrire un pays, il commence par en indiquer la nature et la configuration ; il analyse l’état du sol et en raconte les bouleversemens. ”
