Gaston Lemay

Résumé

Gaston Lemay A bord de la Junon (1879)

Par un heureux hasard, le temps, assez sombre pendant la journée, s’est éclairci ; le ciel est très pur, et le soleil, à son déclin, colore de reflets rose pâle les versants et les glaciers des hautes montagnes de l’autre rive du détroit. Le vent, qui ne s’est pas calmé, fait encore moutonner les eaux où nous naviguions il y a une heure, mais ici, tout est d’un calme parfait. Notre blanche Junon semble endormie au milieu de ce lac paisible ; c’est à peine si le souffle d’une légère brise agite son pavillon, dont la nymphe d’une cascade voisine ignore peut-être les couleurs.
Source : Gutenberg

Gaston Lemay A bord de la Junon (1879)

Que les affaires du Pérou aillent bien ou mal, je doute qu’on s’arrête dans cette voie, parce que Lima est la ville par excellence du luxe et du superflu. C’est une ville de plaisir avant tout, et de plaisir sous toutes les formes ; la ville où on s’inquiète aussi peu de l’avenir que du passé, où l’on vit pour vivre et pour vivre de son mieux, à son gré. A Lima, on remet presque toujours au lendemain ce qu’on pourrait faire aujourd’hui, à moins qu’il ne s’agisse de fête, de toilette, de bal, ou de quelque autre prétexte à distraction.
Source : Gutenberg

Gaston Lemay A bord de la Junon (1881)

Du haut de Gibraltar, quel que soit l'endroit où l'on se place, on jouit d'un des plus beaux panoramas qu'il soit donné de contempler. Du côté sud, on a devant soi le large détroit, l'infini des deux mers dont les lignes extrêmes se fondent dans l'azur, l'immense développement de la côte africaine ; sur la côte d'Europe, Gibraltar, Algésiras, Tarifa, et en arrière le soleil, à son coucher, embrasant de reflets d'un rose ardent les
gorges abruptes des sierras de Grenade et de l'Andalousie.
Mais l'homme n'a guère contribué à cette magnificence
Source : Gallica

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