Th. Page, Revue des Deux Mondes
“ Sous le général Oribe, successeur de Rivera, cet élan s’accéléra encore ; la Colonia sur le Rio de la Plata, et, aux bords de l’Uruguay ou de ses affluens, le Salto, Paysandù, le Durazno, Mercedes, prirent le caractère de villes et de bourgades ; Montevideo compta près de soixante mille habitans. L’État Oriental, qui jusqu’alors n’avait guère eu qu’une existence géographique, présenta enfin un corps de nation. L’accroissement fut si rapide, que le vertige saisit Montevideo et l’on n’y rêva rien moins que de supplanter Buenos-Ayres comme capitale de l’Amérique du Sud. ”
