Th. Page

Élements biographiques

Th. Page,  La Marine de la République

“ Tort récemment enfin, la vapeur est venue, non point détrôner la voile, mais lui prêter l’appui de la rame, et de la rame mue par une force presque surnaturelle, en un mot confondre la galère avec le vaisseau de ligne. Libre désormais de se mouvoir « dans les dents mêmes du vent, » le vaisseau n’est plus redoutable seulement par son travers, il peut à son gré présenter à l’ennemi ou ses flancs, ou sa poupe, ou sa proue ; il se rit des calmes et du vent qui le bat en côte ; il peut absorber partout et roder partout l’invasion. L’armée de terre reprend pied sur la flotte. ”
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Th. Page,  Revue des Deux Mondes

“ Sous le général Oribe, successeur de Rivera, cet élan s’accéléra encore ; la Colonia sur le Rio de la Plata, et, aux bords de l’Uruguay ou de ses affluens, le Salto, Paysandù, le Durazno, Mercedes, prirent le caractère de villes et de bourgades ; Montevideo compta près de soixante mille habitans. L’État Oriental, qui jusqu’alors n’avait guère eu qu’une existence géographique, présenta enfin un corps de nation. L’accroissement fut si rapide, que le vertige saisit Montevideo et l’on n’y rêva rien moins que de supplanter Buenos-Ayres comme capitale de l’Amérique du Sud. ”
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Th. Page,  La Marine de la République

“ La rade de Lorient est un étroit bras de mer de deux milles de longueur, qui rejoint la rivière du Scorff, sur laquelle est bâtie la ville, et dont l’arsenal occupe les deux rives. Tout y inspire la sécurité ; le Port-Louis, qu’on laisse à droite, habité par des marins retraités, offre de rians aspects ; l’œil fatigué des teintes grisâtres et indéfinies de la mer se repose avec charme sur la verdure profonde des coteaux ; les sites gracieux se succèdent le long des rives du Scorff. Lorient est une charmante ville où l’existence est douce, pleine d’aménité. ”
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