E. Jurien de la Gravière

Élements biographiques

E. Jurien de la Gravière,  Revue des Deux Mondes

“ Changer les vergues et les mâts de hune, enverguer et déverguer les voiles, occupait presque exclusivement nos loisirs. L’amiral Lalande ne négligea pas ce point intéressant; il ne lui subordonna pas le reste. Son ambition portait haut : il aspirait ouvertement à disputer aux Anglais, non pas dans la guerre de course, mais dans la grande guerre, dans la guerre d’escadre, une suprématie séculaire. Je doute, en vérité, qu’il y fût parvenu : on n’en doit pas moins lui savoir un gré infini d’avoir ouvert son âme à de telles espérances. ”
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E. Jurien de la Gravière,  Souvenirs d’un Amiral. — La Marine de la Restauration…

“ Je laisse derrière moi une marine fortement constituée, un matériel imposant, un corps d’officiers que l’Angleterre nous envie, des matelots, des canonniers, rompus au service des escadres et à celui des navires de guerre, une flotte, en un mot, telle que la monarchie française n’en a pas encore possédé. Je revois mon pays après cinq ans d’absence ; cette flotte a disparu, je ne retrouve plus ni les hommes, ni les choses. À la faveur d’une situation plus stable, une nouvelle flotte se forme ; elle met quinze ans à grandir. Survient une autre tempête qui la disperse. ”
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E. Jurien de la Gravière,  Revue des Deux Mondes

“ Je n’apprécie pas chez un peuple la hauteur d’âme qui laisse les héros mourir de faim.
Il est rare qu’on se relève sur-le-champ d’un mécompte aussi grave que celui qui venait de ternir la haute réputation de l’amiral Linois. La campagne, si heureusement ouverte à Bencoulen, ne fit plus que traîner languissante. Rallié à Batavia par la frégate l’Atalante, Linois s’achemina tout droit vers l’Ile-de-France.
”
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