Puissance maritime

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Louis Le Hir Jean-Louis Le Hir Des paquebots transatlantiques (1857)

Et, au lieu de devenir la première puissance maritime du monde, comme elle est la première puissance continentale, elle se trouvera, pour longtemps, reléguée au second ou au troisième rang, et, en vertu d’une épreuve qui passera cette fois pour décisive, car c’est la troisième que l’on tente depuis dix-sept ans, déclarée incapable de lutter, avec les peuples rivaux, sur le terrain des grandes entreprises maritimes et commerciales.
Source : Gutenberg

Xavier Raymond Revue des Deux Mondes

On n’est pas non plus une puissance maritime, si l’on n’a pas encore à son service le concours d’une grande industrie. Autrefois, et c’est un passé qui n’est pas bien loin de nous, car il y a de cela trente ou quarante ans au plus, la force d’une marine pouvait, jusqu’à un certain point, se calculer sur les moyens de production qu’elle avait su concentrer dans les magasins et dans les ateliers de ses arsenaux.
Source : Wikisource

Ch. Chabaud-Arnault Histoire des flottes militaires (1889)

Qu'on veuille bien le comprendre : la puissance maritime qui possède, plus que toute autre, ressources financières, matières premières, outillage, ouvriers adroits, officiers et matelots expérimentés, cette puissance aura toujours la possibilité de construire et d'armer des navires avec une rapidité beaucoup plus grande qu'aucune de ses rivales ; à l'occasion, elle rattrapera vite le temps perdu, pour opposer à ses ennemis cuirassés à cuirassés, croiseurs à croiseurs, torpilleurs à torpilleurs, bateaux sous-marins à bateaux sous-marins.
Source : Gallica

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