Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Maintenant que nous avons établi pourquoi un pays doit avoir une marine de guerre, et à quoi cette marine doit servir, voyons comment les sacrifices consentis par le pays donneront le maximum d’effet utile. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Maintenant que nous avons établi pourquoi un pays doit avoir une marine de guerre, et à quoi cette marine doit servir, voyons comment les sacrifices consentis par le pays donneront le maximum d’effet utile. ”
Auguste Gougeard,
La Marine de guerre, ses institutions militaires depuis son origine jusqu'à nos jours…
(1877)
“ Heureusement dans la marine rien de semblable ne peut se produire. Sur mer on ne saurait faire violence au bon sens et la force des choses sur cet élément a une puissance que rien ne saurait vaincre. Lorsque des phénomènes semblables et qui ne peuvent être que passagers, viennent à s'y produire, la tactique ne parvient pas à se fixer et le sort des batailles ne dépend plus que de l'instruction des états-majors et des équipages, du coup d'œil et du sang-froid du capitaine. ”
Valentine Vattier d'Ambroyse, Le littoral de la France, vol. 1…
“ La marine militaire, on l'a compris, c'est le droit dans sa force fière, puissante, protégeant, servant les nobles causes.L'infanterie, qui lui doit son nom, c'est l'auxiliaire indispensable de nos escadres, la vaillante gardienne de nos colonies.La marine marchande c'est le travail, l'activité de la nation, contribuant à la conquête de sa fortune, au développement de son génie.Nous serons peut-être dans le vrai, si nous avançons que l'introduction de la vapeur à bord des bâtiments de guerre a beaucoup aidé à ce résultat.Le système naval tout entier se transforme constamment. ”
Edmond Jurien de La Gravière,
La marine des Ptolémées et la marine des Romains…
(1885)
“ Nos vaisseaux de combat sont grands, nos croiseurs deviendront énormes. Connaissezvous pourtant d'autre moyen d'occuper la haute mer ou d'inquiéter par des pointes hardies ceux qui voudraient en conserver l'empire? Acceptezvous la responsabilité de conduire au combat une flotte sans cuirasse contre une flotte cuirassée? Vous figurez-vous la guerre de course possible avec des navires dépourvus d'un vaste approvisionnement de charbon qui les dispense de recourir trop souvent à la bienveillance douteuse des ports neutres? ”
V. de Mars, La Marine en France et aux États-Unis en 1865
“ Le principe formel chez eux est de ne jamais employer le navire de guerre à un service qui démoralise l’équipage, humilie l’officier, nuit à la discipline, et par suite à la valeur intrinsèque comme à la réputation de la force navale. ”
Auguste Gougeard,
La Marine de guerre, ses institutions militaires depuis son origine jusqu'à nos jours…
(1877)
“ Quelle que puisse être la justesse de cette manière de voir, elle ne suffirait peut-être pas encore à nos yeux pour assurer à. la marine un personnel homogène et entièrement approprié aux divers services qu'on est en droit d'attendre d'elle. Il faut de plus toujours avoir présent à l'esprit que, pour la marine de guerre, naviguer et combattre constituent son unique raison d'être, savoir faire à ce grand objectif tous les sacrifices de détails nécessaires, et aussi se souvenir que tout le reste ne constitue qu'un accessoire quand il n'est pas un embarras. ”
Édouard Chevalier, Histoire de la marine française sous le consulat et l'empire… (1886)
“ En résumé, de 1793à 1815, la marine n'est pas propre à faire la guerre; une qualité essentielle lui manque, elle n'est pas militaire. Les états-majors sont braves, les équipages déploient une énergie et un courage dignes des plus grands éloges, mais ni les uns ni les autres ne savent se battre. Des exceptions existent, mais elles ne peuvent infirmer la règle. Dans les combats, nos pertes sont considérables, celles de l'ennemi presque nulles. Si, par notre opiniâtreté, par un grand sacrifice d'hommes, nous sauvons l'honneur du pavillon, nous ne faisons pas de mal à l'ennemi. ”
Jurien de La Gravière, Souvenirs d’un Amiral, seconde partie…
“ Il y avait tel vaisseau parmi nous qui n’eût rien envié, pour les exercices militaires, pour les dispositions les plus minutieuses qui précèdent le combat, aux meilleurs bâtimens de nos jours. D’ailleurs, pour se bien battre, il ne faut pas tant de finesse et de subtilité qu’on le pense, et quoique j’aie le plus grand respect pour les gens habiles, je crois encore que dans la guerre les plus habiles seront souvent les plus audacieux, car seuls ils conserveront toute leur clairvoyance et tout leur sang-froid à l’approche du danger. ”
Charles Rope, Opérations sur les côtes de la Méditerranée et de la Baltique au printemps de 1888… (1888)
“ La marine, en effet, a vu son rôle grandir singulièrement : après des efforts extraordinaires, que le succès a couronnés, elle a la conscience d'avoir montré aux plus incrédules de quel poids, même dans une guerre continentale, une grande flotte habilement distribuée, énergiquement conduite, pouvait peser dans la balance. ”
Jurien de La Gravière, La Marine d’aujourd’hui
“ Toutes nos côtes seront tenues en alarme, tous nos ports demanderont des garnisons, toute notre population maritime sera exposée à tomber aux mains de l’ennemi. C’est le destin fatal des équipages de corsaires de terminer leur carrière aventureuse sur les pontons, et par corsaires j’entends les navires de guerre armés pour la course aussi bien que les écumeurs de mer équipés par la spéculation privée. ”
A. des Varannes, La Marine française dans la Guerre d’Italie…
“ La marine a donc dans l’avenir un rôle immense qu’elle ne pourra remplir seule que lorsqu’elle disposera de toutes les ressources possibles pour combattre souvent sans réparations, débarquer sur les côtes et marcher dans l’intérieur avec ses propres hommes. L’on évitera ainsi la perte énorme de monde que l’on subit lorsqu’on entasse sur des navires et pour une expédition lointaine des soldats peu habitués à la mer, à la nourriture du bord et aux lointains voyages. ”
Louis Reybaud,
La Marine française au siége de Paris et à la mer
“ Tout soldat exercé avait son prix devant une nation qui marchait en masse, instruite tout entière au métier des armes, et de longue main préparée à une guerre selon ses passions. Aussi fallut-il, en mettant de côté les illusions, ramener à des conditions plus modestes le rôle assigné à la marine, et lui emprunter pour un service intérieur les troupes qui lui sont propres, au lieu de lui en confier d’autres pour aller frapper au loin un ennemi qui était déjà chez nous. ”
J. Charles-Roux, Revue des Deux Mondes
“ Marine de guerre et marine de commerce, recrutent pareillement leurs équipages comme elles veulent, ou plutôt comme elles peuvent, parmi les paysans de l’intérieur, aussi bien que parmi les habitans des côtes. ”
Un officier de marine, Revue des Deux Mondes T.92, 1871
“ Maîtresses de la mer, elles bloquent les côtes, les surveillent, arrêtent au passage les navires de commerce, rendent impossible la sortie des croiseurs, tandis qu’elles permettent à une flotte de transport de jeter une armée de débarquement sur le territoire ennemi, diversion puissante d’où peut dépendre l’issue de la guerre. Enfin ces escadres sont essentiellement l’école où se forment les capitaines, les officiers, les matelots d’une marine de combat. ”
A. des Varannes, La Marine française dans la Guerre d’Italie…
“ Ces hommes faisant partie de compagnies distinctes, ne contenant chacune qu’une seule spécialité de canonniers, ou de fusiliers, ou de marins, avec un cadre permanent d’officiers de marine, de sous-officiers et de quelques vieux matelots, formeront des bataillons complets. Ils seront pour les côtes et les ports la meilleure défense en temps de guerre. Dans les luttes futures sur mer, où l’abordage jouera un grand rôle, ces hommes auront sur les ponts des navires, devenus de véritables champs de bataille, tout l’entrain et la solidité des troupes de terre. ”
La marine dans les guerres modernes (1897)
“ Dans toutes ces hypothèses, notre marine de guerre, composée en grande partie de cuirassés et de navires à faible rayon d'action, qui seront vite forcés de se réfugier dans leurs ports d'attache, paraît devoir être à peu près impuissante contre l'Angleterre. ”
Auguste Gougeard,
La Marine de guerre, ses institutions militaires depuis son origine jusqu'à nos jours…
(1877)
“ Le fait d'être marin, impose de même l'obligation de défendre la flotte. C'est la mer qui est la demeure du matelot ; le navire est son véritable domicile. Ils doivent réunir leurs efforts pour le mettre à l'abri d'un danger imminent, dont l'attaque d'un ennemi le menace. Ils ne peuvent y parvenir qu'en se réunissant dans les citadelles flottantes, dans les vaisseaux de guerre destinés à résister aux efforts de l'ennemi, à protéger et à défendre le commerce. (1) Rapport à l'assemblée nationale, il février 1799. B. de la M. Cherbourg. ”
César Lecat Bazancourt, L'expédition de Crimée. La marine française dans la mer Noire et la Baltique… (1858)
“ L'émotion est dans tous les coeurs : l'inquiétude et l'espérance agitent à la fois toutes les pensées. Les commandants de chaque bâtiment désigné ont reçu les dernières instructions du chef d'état-major de la flotte, et ont été appelés à l'ordre sur le vaisseau amiral. — Les mesures préservatrices sont prises sur chaque navire, les filets de casse-tête sont tendus; hommes et canons se préparent à combattre au premier signal. Des fusées de signaux doivent annoncer aux escadres le moment où les troupes alliées commenceront l'assaut. ”
Émile Ganneron, L'amiral Courbet : d'après les papiers de la marine et de la famille… (1886)
“ Vous conserverez ces vieilles traditions ; la marine leur doit sa force et ses jours de gloire. Vous-mêmes, vous leur avez dû naguère de beaux succès contre l'insurrection canaque ; vous leur devez ces progrès de chaque jour qui maintiennent le bâtiment de guerre à la hauteur de sa mission. ”
Édouard Chevalier, Histoire de la marine française pendant la guerre de l'indépendance américaine… (1877)
“ « Si les ennemis avaient viré vent devant, dit le major de l'escadre dans son journal, nous aurions été coupés et probablement détruits. » Après avoir exécuté ce mouvement, nos adversaires continuèrent le combat en nous canonnant par bâbord. La brise était favorable pour ramener nos vaisseaux sur le champ de bataille, mais elle était très-faible et ceux-ci n'arrivaient que très-lentement. Pendant ce temps, le Héros, l'Illustre et l'Ajax continuaient à combattre avec la même énergie1. A six heures, le grand mât du Héros, criblé de projectiles, tomba à la mer. ”
César Lecat Bazancourt, L'expédition de Crimée. La marine française dans la mer Noire et la Baltique… (1858)
“ Ces dix mille hommes réunis aux deux mille cinq cents d'infanterie et d'artillerie de marine qui sont à bord de vos bâtiments, aux garnisons des vaisseaux anglais et aux compagnies de débarquement des deux escadres, composeront un effectif d'environ dix-huit mille hommes, qui permettra d'entreprendre des opérations sérieuses contre certains points fortifiés des côtes ennemies. ”
Édouard Chevalier, La marine française et la marine allemande pendant la guerre de 1870-1871… (1873)
“ Dans l'expédition que nous venons de rapporter, le principal rôle appartient à l'armée. La marine, si elle eût été réduite à ses propres ressources , eût été impuissante à infliger un désastre sérieux à l'ennemi. ”
V. de Mars, La Marine en France et aux États-Unis en 1865
“ Il y a le génie maritime, qui construit les navires, l’artillerie de marine, qui fait les canons, l’infanterie de marine, qui fournit les contingens aux expéditions de guerre, et enfin l’administration, qui tient les écritures. ”
Fritz Friedmann, L'empereur Guillaume II et la révolution par en haut… (1896)
“ On va m'objecter la marine de guerre. Mais c'est une chose tout à fait différente. Du moment qu'on aime passer dans les rues de la capitale, sous l'escorte de brillants cavaliers aux uniformes étincelants, pourquoi n'aimerait-on pas sillonner les mers à la tête d'une magnifique escadre formée de colosses cuirassés aux canons monstrueux? Car, franchement, qui de nous croit encore sérieusement à l'importance des flottes pour la dé¬ fense des côtes, au rôle décisif des batailles navales dans les guerres de l'avenir ? ”
Les grands dirigeables dans la paix et dans la guerre… (1925)
“ Répétons-le : en temps de guerre, aucun d'eux n'est négligeable. Un renseignement infime, apporté par une voie absolument imprévue, peut donner des résultats incalculables. Par contre, sans renseignements, pas de victoire possible. Il vaudrait certainement mieux avoir des éclaireurs excellents et des unités de combat médiocres que l'inverse. A l'heure actuelle, notre marine possède peut-être quelques unités de combat médiocres, mais elle n'a pas du tout d'éclaireurs. En résumé, pour éclairer nos escadres, il nous faut de grands sous-marins et une aéronautique puissante. ”
Édouard Chevalier, La marine française et la marine allemande pendant la guerre de 1870-1871… (1873)
“ Tantôt la marine est chargée de l'attaque principale, et alors les troupes interviendront quand l'artillerie du bâtiment aura fait son œuvre, tantôt c'est l'armée qui attaque à fond et la marine qui la soutient, protège ses flancs et la nourrit. ”
Th. Aube, L’Avenir de la Marine française - Le décuirassement…
“ C’est le principe sur lequel chacun est d’accord, ceux qui affirment que la guerre future sera une guerre d’escadre, ceux qui pensent qu’elle sera une guerre de course. Or, dans l’état actuel de notre marine, s’il est un fait évident, c’est que cette école suprême manque à nos officiers, et que, dans la situation que nous lègue le passé, il n’en peut être autrement. L’annuaire de la marine pour 1873 établit que le personnel de nos officiers se décompose ainsi : 118 capitaines de vaisseau, 264 capitaines de frégate, 721 lieutenans de vaisseau, 507 enseignes. ”
Édouard Chevalier, Histoire de la marine française pendant la guerre de l'indépendance américaine… (1877)
“ J'ai l'honneur de vous prévenir, Monseigneur, que, si nous continuons à être affligés de malades au point d'embarrasser les vaisseaux pour le combat, j'autoriserai les capitaines, en quittant ce parage pour aller dans la Manche, à mettre en botte une partie de leur troisième plan, pour se procurer dans leur cale un emplacement suffisant pour y déposer leurs malades. Je sais que l'ordonnance le défend, mais je n'ai imaginé aucun autre moyen de nous mettre en état de combattre. Le faux pont doit être libre pour recevoir les blessés. ”
Th. Aube, L’Avenir de la Marine française - Le décuirassement…
“ Quelles que soient les difficultés de transporter un corps de 30,000 hommes avec sa cavalerie et ses impédimenta à une distance un peu considérable, c’est une opération qu’une marine comme la nôtre pourra toujours exécuter en mer libre ”
Édouard Chevalier, Histoire de la marine française pendant la guerre de l'indépendance américaine… (1877)
“ Si Sa Majesté me fait l'honneur de me continuer le commandement dans ses armées, je suis obligé de lui demander une forte protection pour réduire ces officiers et capitaines à l'observation de cet exercice de marine, et même quand il échéra d'être en mer, l'hiver, en présence des ennemis, d'avoir pour agréable que j'indique les vaisseaux et les capitaines propres à tels services; car souvent tel vaisseau, même un seul qui sera méchant de bouline, obligera une armée à perdre l'avantage du vent ou de l'abandonner ”
A. des Varannes, La Marine française dans la Guerre d’Italie…
“ Au point de vue du personnel, notre marine, se recrutant désormais en grande partie comme l’armée, deviendra populaire comme elle. Ces milliers d’hommes familiarisés avec la mer par un séjour de quelques années sur nos bâtimens et dans nos ports propageront dans leurs foyers les instincts maritimes. Le goût d’un noble métier pénétrera peu à peu dans les mœurs. ”
Auguste Colin, Du Droit de visite. (Signé : Auguste Colin…
“ Chaque puissance tendrait sans cesse à augmenter sa marine militaire ; il y aurait une déplorable rivalité pour couvrir l'Océan de navires de guerre, afin d'obtenir plus de prépondérance dans la police des mers. ”
Auguste Gougeard,
La marine de guerre, son passé et son avenir…
(1884)
“ Tels sont les dangers que la marine doit savoir éviter, lorsque, se plaçant à un point de vue purement technique, elle se livre à la recherche des conditions que doit remplir un véritable navire de combat. ”
Alfred Roussin, Les Arsenaux de la marine - Réformes dans leur organisation administrative
“ La guerre maritime, dans quelques-unes, du moins, des hypothèses où il convient de se placer pour en prévoir les péripéties, doit amener en vue de nos côtes des croisières de forces navales ennemies trop importantes pour que nous puissions espérer les disperser à la suite de batailles rangées. ”
Edmond Jurien de La Gravière,
La marine des Ptolémées et la marine des Romains…
(1885)
“ Il importe beaucoup, lui répétaient souvent ses tacticiens, de bien connaître nos forces et celles de l'ennemi, de savoir combien nous avons de navires et combien l'ennemi en possède; de quelle sorte de vaisseaux se compose sa flotte, si ses équipages proviennent Je nouvelles levées ou se composent de marins aguerris ; s'ils montrent une inclination marquée à combattre. ”
Jules Trousset,
Histoire nationale de la Marine et des marins français…
(1880)
“ La Marine de guerre. nous nous vîmes tous ensevelis dans l'obscurité de la fumée, en faveur de laquelle leurs deux brûlots s'approchèrent tellement que , notre avant-garde, désespérant de les pouvoir éviter, coupa les cordes, aimant mieux aller échouer à terre pour sauver les gens que de se voir brûler ”
Edmond Jurien de La Gravière,
La marine des Ptolémées et la marine des Romains…
(1885)
“ On leur donnera des rameurs vigoureux, des équipages d'un courage éprouvé et capables de soutenir un long effort. L'office de ces ex plorateurs n'est pas de combattre; ce qu'on attend d'eux, c'est qu'ils reconnaissent l'ennemi et viennent rendre compte de ce qu'ils ont découvert. En employant quatre explorateurs échelonnés à des intervalles réguliers, le stratège peut aisément s'éclairer à six milles au moins de distance : les vaisseaux les plus rapprochés de la flotte répéteront les signaux des vaisseaux les plus avancés. ”
