Jurien de La Gravière, La Marine d’aujourd’hui
“ Si l’on eût pu sortir de la presqu’île Chersonèse autrement que par la victoire, le moment eût été mal choisi par l’armée française pour accepter ce surcroît de besogne. Le bois avait d’abord manqué ; maintenant c’était le fourrage, les attelages disparaissaient à vue d’œil. La marine heureusement sauva tout. Aucune mission ne lui parut indigne de son dévoûment. On vit, par cet hiver rigoureux, des vaisseaux qui portaient autrefois cent canons, d’autres qui avaient encore en tête de mât un pavillon de contre-amiral, arriver devant Kamiesh chargés de balles de foin. ”
