Paul de Leusse, Souvenirs d'un aspirant de marine (1867)
“ Les aumôniers ont ces jours-là plus de besogne qu'on ne le croit, et le dimanche de Pâques je sais plus d'un officier, voire même plus d'un aspirant qui se glissa dans la tente de notre brave aumônier pour entendre la messe. A peine débarqué du Suffren, il avait été planter sa tente à quelques pas de l'ambulance de tranchée, bien sûr que là du moins, il ne manquerait pas de besogne : il ne se trompait pas, et plus d'un de nos matelots, transporté mourant à cette première ambulance, lui doit de s'être réconcilié avec Dieu avant de paraître devant lui. ”
