Résumé

Les Militaires chrétiens de la guerre d'Orient (1856)

Le jour il accomplissait tous ses devoirs, la nuit il travaillait à la tranchée, ne prenant presque pas de repos, et, à la bataille d'Inkermann, il fut pendant vingt minutes entouré de Russes, des mains desquels il s'échappa sain et sauf, quoique, selon sa propre expression, il avait trouvé que le cas était grave. Une
balle traversa ses vêtements, mais la Providence le préserva, et avec toute la force d'âme d'un homme fait, il aida au transport des blessés, sans se reposer jusqu'à ce qu'il eût fait pour eux tout ce qui était en son pouvoir.
Source : Gallica

Les Militaires chrétiens de la guerre d'Orient (1856)

« Dans l'armée nous avons beaucoup de camarades, mais peu d'amis. » Il faut à l'homme souffrant et malheureux, sous peine de se consumer de chagrin dans la solitude de son cœur abreuvé d'amertume, il faut la possibilité de trouver un cœur auquel il puisse s'ouvrir, un cœur tranquille et calme, exempt des petites sollicitudes, de la jalousie et de l'ambition, qui puisse le comprendre, lui donner son temrs et ses larmes, se donner lui-même et apporter avec soi les consolations de Dieu. Il lui faut un cœur de prêtre. Yoilà la pensée qui a présidé à la création de l'aumônerie de l'armée d'Orient.
Source : Gallica

Les Militaires chrétiens de la guerre d'Orient (1856)

Défense de tirer et de crier : Qui vive ! Si on aperçoit les Russes, on se replie sur le poste en toute hâte, sans rien dire; on prévient à voix basse que les Russes arrivent. On les attend à bout portant, à seule fin d'être bien sûr de son homme, et à la baïonnette tout de suite. Les Russes craignent la baïonnette comme le feu. Enfin, nous sommes tous deux, mon camarade et moi, couchés à plat ventre.
Tout à coup les embuscades s'attaquent. Les Russes sortent de la ville; la batterie que nous gardions fait feu sur eux tout de suite. La tour Malakoff et la marine russe tirent sur nous.
Source : Gallica

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