Guerre de Crimée

Définition et enjeux

Portrait de Alfred Rambaud Alfred Rambaud,  Les Russes à Sébastopol

“ La guerre de Crimée est une des plus sanglantes du siècle : elle est peut-être celle qui a laissé après elle le moins de souvenirs pénibles. A l’assaut, en rase campagne, on se battait avec un extrême acharnement; on se faisait le plus de mal possible avec les engins les plus terribles dont on pût disposer : bombes, fusées à la congrève, grenades, mitraille, boulets creux, voire boulets rames. Hors du champ de bataille, on ne savait pas se haïr. On ne se faisait pas une guerre de race, ni d’invasion, ni de revanche: les nations n’y étaient pour rien, ni les soldats. ”
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Eugène Pick,  Les fastes de la guerre d'Orient… (1857)

“ Dans la guerre de Crimée, nos ennemis ont eu recours à des moyens que n'avouent ni la loyauté ni la civilisation : on
les a vus employer des crocs emmanchés pour saisir et entraîner dans leur retraite de malheureux soldats; la nuit, tendre des cordes pour faire choir des lignes entières; on les a vus encore tirer à mitraille sur des Anglo-Français occupés à relever leurs blessés, à donner la sépulture à leurs propres morts.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles Richet Charles Richet,  Le passé de la guerre et l'avenir de la paix (1907)

“ Le résultat d'une grande guerre, malgré toute la valeur qu'ont déployée les soldats, de part et d'autre, est, en mettant les choses au mieux, sans aucun profit pour l'humanité. La guerre de Crimée a eu pour point de départ des motifs tellement futiles que les historiens les plus érudits les ont oubliés. Cinq cent mille hommes sont morts en Crimée. ”
Source : Gallica

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