Alfred Rambaud,
Les Russes à Sébastopol
“ La guerre de Crimée est une des plus sanglantes du siècle : elle est peut-être celle qui a laissé après elle le moins de souvenirs pénibles. A l’assaut, en rase campagne, on se battait avec un extrême acharnement; on se faisait le plus de mal possible avec les engins les plus terribles dont on pût disposer : bombes, fusées à la congrève, grenades, mitraille, boulets creux, voire boulets rames. Hors du champ de bataille, on ne savait pas se haïr. On ne se faisait pas une guerre de race, ni d’invasion, ni de revanche: les nations n’y étaient pour rien, ni les soldats. ”
