Henri Delaveau, La Littérature et la Vie Militaire en Russie…
“ Les soldats s’avancent gaiement en chantant des airs nationaux ; ils rentrent dans leurs tentes, et, après quelques roulemens de tambours qui retentissent au loin, le plus profond silence règne autour d’eux. L’invention romanesque n’apparaît guère, on le voit, chez M. Tolstoï. Les émotions d’une marche, les fatigues d’un bivouac, les incidens d’un combat lui suffisent pour animer de courtes narrations empreintes d’un vif sentiment militaire. C’est par ces simples tableaux de la vie du Caucase que s’était annoncé M. Tolstoï, lorsqu’éclata la guerre de Crimée. ”
