Marylie Markovitch,
Revue des Deux Mondes
“ Le paysan russe est un amoureux passionné de la terre. « L’homme est comme l’abeille, dit-il, il doit aimer et admirer la terre. » Lorsque les paysans russes, sous la capote grise du soldat, eurent franchi les Garpathes et descendirent vers les plaines hongroises, on en vit plusieurs se baisser, prendre un peu de cette terre dans le creux de la main, la soupeser, l’écraser doucement entre leurs doigts : « Ça, dirent-ils après un minutieux examen, c’est une bonne terre et qui vaut bien qu’on se batte pour elle ! » ”
