Henry Gréville,
Les Épreuves de Raïssa, par Henry Gréville…
(1878)
“ Ils ont brisé ma vie ; je ne serai jamais épouse, je ne serai jamais mère, je mourrai seule et sans famille ; les misérables ! ils ont tué ma mère, qui est morte de ma honte, et c'est pour eux que vous parlez de pitié? Ah! madame, si vous ne comprenez pas que je demande justice et que je les haïsse d'une haine féroce, ce n'était pas la peine de nous regarder avec bonté ! Raïssa était restée devant la comtesse, les yeux pleins d'un feu sombre, les joues blanches, les lèvres frémissantes, semblable, dans ses vêtements de deuil, à Némésis elle-même. ”
