Résumé

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville Nouvelles russes : Stéphane Makarief… (1878)

Et des hommes ! gronda madame Pajarof.
Pélagie s'essuya les yeux avec son mouchoir de batiste excessivement parfumé, et jeta un regard oblique à Malissof.
Quoi de plus touchant? reprit-elle. Je ne puis assister de sang-froid à cette belle cérémonie du mariage. Une tendre jeune créature qui jure d'appartenir pour toute sa vie à celui qui doit la protéger et l'aimer.
Les yeux de Malissof se reportèrent sur Eugénie; elle était en effet jeune et délicate, et faite pour inspirer l'amour.
La voilà, votre tendre créature, dit madame Pajarof en s'armant du plateau.
Source : Gallica

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville Nouvelles russes : Stéphane Makarief… (1878)

Écoutez, dit Maréguine, si vous vouliez.
Il s'arrêta; son rêve prenait une forme palpable et marchait devant lui.
Je ne suis ni jeune ni beau, reprit-il, mais je ne suis pas méchant.
Vous, s'écria Annette avec élan, vous le seul être au monde qui nous ayez témoigné de la pitié, qui vous soyez dérangé pour nous, qui. Ses yeux débordèrent de larmes. -Ah! monsieur le professeur, je ne suis qu'une sotte ignorante, je ne peux pas dire ce que je sens; mais si vous saviez combien je vous vénère, comme je vous aime, et que je
prierai Dieu pour vous, matin et soir toute ma vie !
Source : Gallica

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville Nouvelles russes : Stéphane Makarief… (1878)

Stépane Makarief était un paysan du gouvernement de Koursk. Il n'avait ni frères, ni sœurs, ni mère. Son père, vieux laboureur endurci à la peine, l'avait élevé rudement, dans le respect absolu de ses volontés autocratiques : la main du vieillard pesait aussi lourde sur l'épaule de son fils que le bâton du servage sur ses propres épaules.
Autour de la maison, le père possédait un grand carré de terre, planté de cerisiers et de menu fruit; de ses mains velues, il y cultivait quelques légumes et des pommes de terre, abandonnant le
travail des champs aux bras plus robustes du jeune homme.
La maison de rondins, solidement calfeutrée de mousse et d'étoupes, reposait sur un soubassement de gros cailloux entassés, de manière à éviter l'humidité des dégels.
Source : Gallica

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