Henry Gréville,
Sonia
(1877)
“ Elle frissonna sous la douleur que lui causait l'étreinte ; mais elle rougit de joie, et les larmes que la torture n'avait pu lui arracherroulèrent à flots rapides et pressés sur ses joues amaigries. — Oh! mon maître, mon maître, dit-elle tout bas, je suis prête à mourir pour vous ! Boris n'était pas moins ému qu'elle. Il la lâcha et la regarda quelque temps, pendant qu'elle essuyait ses larmes avec la rude toile de sa manche. — C'est une créature humaine, pensait-il; et le servage est fini. Qu'était-ce donc alors, grand Dieu! Ses pensées se tournèrent aussitôt vers Lydie. ”
