Rhoda Broughton

Résumé

Rhoda Broughton Adieu les amoureux ! (1879)

Paul la quitte brusquement et se dirige vers la fenêtre.
— Qu'avez-vous donc ? s'écrie-t-elle, surprise et fâchée. Puis, éclatant de rire après avoir été le regarder en face: — Grand dieu ! dit-elle, Paul, comme vous pouvez prendre l'air méchant ! Je croyais qu'il n'y avait que moi, mais ce n'est rien auprès de vous.
— Je déteste ces sortes de plaisanteries, répond-il en lui montrant un visage sévère. Elles n'ont rien de comme il faut.
— Mais je ne suis pas du tout comme il faut, réplique Lénore, la tête haute et devenant écarlate.
Source : Gallica

Rhoda Broughton Adieu les amoureux ! (1879)

La petite rue est tout à fait noire, du moins de leur côté. La lune éclaire seulement le mur en face d'eux.
Ils se taisent. — Il leur suffit de savoir qu'ils sont près l'un de l'autre. — Les piétinements de la foule, les chants lointains, arrivent à leur oreille, tantôt forts, tantôt doux, selon que le vent les apporte.
— Je me demande quelle heure il peut être, dit Lénore, rompant à regret ce délicieux silence.
— Qu'importe! répond Paul, croisant nonchalamment ses mains derrière sa tête.
Source : Gallica

Rhoda Broughton Adieu les amoureux ! (1879)

Je dors. Tout à coup, je suis tirée de mon assoupissement par une exclamation de Lénore : — Pourquoi ce cri? dis-je en m'éveillant en sursaut, et en frottant mes yeux. Tu m'as fait peur! CHARLIE ! ! !
Est-ce que je rêve? non! La voix de la cascade retentit à mon oreille et je puis sentir la forte odeur des sapins. C'est la Providence qui a exaucé la prière de Sylvia. Il est là, à trois pas de nous, au milieu des genévriers, bien en chair et en os, et revêtu de ce costume
d'été large et confortable adopté par les Anglais.
Source : Gallica

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