Jules David

Résumé

Jules David La duchesse de Presles. 2 (1836)

Et encore si les femmes qui ont failli excitaient au moins la colère, l'indignation, mais point. On en plaisante, on en rit comme d'une farce comique, on s'en amuse, on en joue ; et c'est là, je crois, le dernier terme de la honte, la dernière des dégradations.
Avoir passé presque toute sa vie à l'ombre du gynécée comme un lis qui fleurit au bord d'une onde limpide, et voir tout d'un coup son honneur, sa réputation emportés par le courant populaire, comme un frêle roseau jouet des flots et des vents, quel sort ! Et c'était celui de la duchesse de Presles!
Source : Gallica

Jules David La duchesse de Presles. 2 (1836)

Non, le temps n'est plus où le ciel s'entr'ouvrait comme un rideau de soie pour laisser passage à ces beaux anges qui venaient t'apporter du bonheur ou des consolations. La route céleste t'est à jamais fermée; et tes yeux sècheront dans leur orbite, ton coeur se consumera et deviendra cendre, avant que tu n'aperçoives, monté sur un nuage et le front ceint d'une auréole de lumière, celui que les rêves de ton imagination ont paré de tant de charmes, entouré de tant de prestiges, de gloire et de vertu.
Source : Gallica

Jules David La duchesse de Presles. 2 (1836)

DE PRESLES. 41
elle ne peut être, pour s'entêter comme les enfans à voir de ses yeux, à toucher de ses mains les êtres chimériques enfantés par soi-même.
En ce moment l'esprit de madame de Presles s'attachait à des maux plus palpables encore; outre le mystère d'amour enfoui dans son coeur, elle y rencontrait des pitiés et des respects contradictoires; le secrétaire lui semblait à plaindre, le duc avait des droits à sa vénération et à sa reconnaissance; néanmoins, elle ne pouvait se dissimuler à elle-même l'infortune de l'un et les inquiétudes de l'autre.
Source : Gallica

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