Jean-Louis Dubut de Laforest

Jean-Louis Dubut de Laforest

Résumé

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest La crucifiée : moeurs parisiennes (1884)

Tu parles d'honneur et de courage, et le souvenir de ton enfant est impuissant à te faire sacriner cet amour fatal que tu portes en toi. Veux-tu que je te dise : tu es amante et tu n'es pas mère ; tu aimes cet homme avec une passion insensée, une passion de courtisane et non pas d'épouse; toi, grande dame, tu aimes ce seigneur indigne comme une fille aime un rôdeur de barrières. Vous êtes toutes les mêmes. Les souillures vous attirent au lieu de vous dégoûter.
Va, duchesse. Continue à vivre et à t'amuser avec ton duc
Source : Gallica

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest La crucifiée : moeurs parisiennes (1884)

La chair est la chair. La femme aimée s'était livrée enfin !. Oui, vraiment, il l'avait possédée, dans un de ces éclairs de feu et de vie où son être à lui s'était embrasé.
Non. non. Samuel se trompait. Ses sens, vivement excités, devenaient fous sous les ardeurs de la névrose, sans quoi il se fût aperçu que pendant tout le temps que dura cette scène, le corps de la duchesse n'avait été, entre ses mains, que « comme un cadavre entre les mains du laveur des morts. »
Marcelle quitta l'hôtel de l'avenue de Villiers.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest La crucifiée : moeurs parisiennes (1884)

Au mari d'une telle femme surprise en flagrant délit d'adultère, vous ne crieriez pas : Tue-lal.
Vous prendriez l'homme par les épaules et vous le forceriez à s'agenouiller : ce que M. de Lormont n'a pas fait. Le mari indigne est mort, l'insulte aux lèvres ; l'amant s'est tué, l'amour au cœur, volant la mort de sa victime, après lui avoir acheté sa vie. Il est, de par le monde, certains êtres desquels on ne doit attendre ni sacrifice, ni pardon.
Source : Gallica

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