María de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo Merlin

Résumé

María de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo Merlin Les Lionnes de Paris, par feu le prince de ***… (1945)

Lorsque le souvenir de sa tendresse touchante, de sa faiblesse, dans l'abandon où il la laissait, se présentait à son souvenir, comme un animal sauvage se débattant contre les liens qui l'étreignent, sa conscience en révolte et sa folle passion combattaient contre l'image importune qui le châtiait en secret. Cependant la fierté hautaine de Giuditta, voilée par le manège d'une coquetterie habile et puissante, n'avait pas encore jugé à propos de mettre à l'épreuve la passion de Mateo. L'occasion ne tarda pas à se présenter : elle fut terrible et sanglante.
Source : Gallica

María de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo Merlin Les Lionnes de Paris, par feu le prince de ***… (1945)

Giuditta lui lançant un regard indéfinissable :
- Non, dit-elle, j'y songeais; et, retournant sur ses pas, elle versa la liqueur dans le dernier verre qui restait; Bianca le porta à ses lèvres et l'avala.
L'orage continuait et l'orgie aussi; la pluie tombait par torrents, et les éclairs, plus vifs, plus fréquents, illuminaient, à travers les découpures des verres de couleur, le visage des convives, déjà pâles et défaits par les excès de la nuit. La fureur du plaisir croissait en raison de l'impuissance d'en jouir.
Source : Gallica

María de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo Merlin Les Lionnes de Paris, par feu le prince de ***… (1945)

La passion de Mme de Valdenère pour Conrad était tout à fait romanesque. C'était une fleur éclose à la chaleur énervante des calorifères et des raouts; belle, mais sans couleur ni parfum. La sensibilité de Lucie, toujours en jeu par ces nuances d'impression si multiples dans le cœur des femmes, était encore, et sans cesse, surexcitée par une éducation raffinée, et par cette vie du monde qui ajoute à la vie réelle tant de sentiments factices,
tant de douleurs réelles, mais qui, à force d'alambiquer, de contraindre et de façonner la nature, use son énergie primitive, étiole sa verdeur native.
Source : Gallica

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