Résumé

Portrait de Henri Escoffier Henri Escoffier Les femmes fatales. Chloris la goule (1878)

Épouse sans clairvoyance, mère sans pressentiment!. Elle s'accusait, la pauvre femme, et elle ne pensait qu'à une chose : reconquérir son mari. Oui, elle irait implorer la duchesse ! Oui, elle irait lui dire : « Par grâce, rendez-le-moi; je n'ai que lui au monde, moi ; vous n'avez qu'à choisir dans votre cour ; il en est de plus jeunes, de plus beaux, de plus riches. »
Cela lui semblait tout naturel d'aller ainsi se faire la mendiante de son bonheur.
Sitôt que les bienséances mondaines le permirent, la marquise de Cadot se rendit à l'hôtel Dieuleveut.
Source : Gallica

Portrait de Henri Escoffier Henri Escoffier Les femmes fatales. Chloris la goule (1878)

La duchesse de Lissay n'avait rien perdu de sa souriante fraîcheur ; elle soutint sans faiblir ce regard scrutateur.
— Cette indifférence m'effraie, dit-il, je tremble pour toi, ma fille, et j'ai peur de toi. Tu es lière et dédaigneuse, parce que tu n'aimes pas.
Un jour viendra où tu sentiras battre ton cœur, et alors. Le duc n'a donc pas pensé aux conséquences possibles de son abandon?. Ma pauvre enfant, tu serais excusable ; et cependant le monde, qui te jalouse pour ta beauté, pour ta fortune, pour ton nom, le monde, indulgent aux coquettes, n'aurait pour toi que du mépris.
Source : Gallica

Portrait de Henri Escoffier Henri Escoffier Les femmes fatales. Chloris la goule (1878)

Chambry le savait : il prit la duchesse par son côté faible, et lui raconta l'histoire plus ou moins authentique d'une jeune femme qui venait de reconquérir de haute lutte son amant.
— Elle est bien heureuse, dit la duchesse négligemment.
— L'amour seul fait de ces miracles, madame la duchesse. L'amour donne les plus grandes douleurs, et, par contre, les plus grands bonheurs.
— Si vous dites cela pour moi, baron, vous vous méprenez étrangement. Mon cœur est mort.
— Il dort, voulez-vous dire ; il s'éveillera, plus charmé et plus ardent.
Source : Gallica

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