Henri Escoffier,
Les femmes fatales. Chloris la goule
(1878)
“ La duchesse de Lissay n'avait rien perdu de sa souriante fraîcheur ; elle soutint sans faiblir ce regard scrutateur. — Cette indifférence m'effraie, dit-il, je tremble pour toi, ma fille, et j'ai peur de toi. Tu es lière et dédaigneuse, parce que tu n'aimes pas. Un jour viendra où tu sentiras battre ton cœur, et alors. Le duc n'a donc pas pensé aux conséquences possibles de son abandon?. Ma pauvre enfant, tu serais excusable ; et cependant le monde, qui te jalouse pour ta beauté, pour ta fortune, pour ton nom, le monde, indulgent aux coquettes, n'aurait pour toi que du mépris. ”

