Résumé

Portrait de Henri Escoffier Henri Escoffier Voyage autour du viaduc de Nogent-sur-Marne (1889)

Nogent et Joinville sont les boulevards de la Marne. Du bruit, des chants, des danses, des interpellations. C'est bon pour les garçons. En ma qualité de père de famille, je préfère les sites moins fréquentés; j'ai été même quelque peu honteux d'être venu. Malgré la pluie du matin, il y a beaucoup de monde et beaucoup de tapage; c'est dimanche, je l'avais oublié.
Nous faisons néanmoins le tour de l'île en suivant le ruisseau. Arrivés à l'extrémité d'où l'on aperçoit le viaduc, ma grande fille commence à se dérider; elle s'arrête étonnée et quelque peu émue.
Source : Gallica

Portrait de Henri Escoffier Henri Escoffier Voyage autour du viaduc de Nogent-sur-Marne (1889)

L'Empereur qui, au fond, avait les goûts d'un bon petit bourgeois, avail demandé un pavillon donnant sur le lac de Vincennes ; il y allait volontiers en semaine passer une après-midi, sans suite, en famille; il respirait à pleins poumons et se donnait la joie de canoter. Car si le dimanche il y a foule et même cohue dans le bois de Vincennes, les jours de semaine c'est la solitude, mais une solitude qui ne vous écrase pas. On sent dans le lointain gronder la grande ville et sous ses pieds la Marne qui chantonne.
Source : Gallica

Portrait de Henri Escoffier Henri Escoffier Voyage autour du viaduc de Nogent-sur-Marne (1889)

J'ai eu le regret de ne les voir ni les uns, ni les autres; on n'a jamais le temps de faire ce que l'on voudrait.
J'ai parlé de Champignolles à M. Grévin; il habite, lui, de même que M. Macé, le vrai Champigny. Cette commune s'étage sur tout le versant de la montagne qui va de la Marne au sinistre plateau d'où les batteries prussiennes, pendant la guerre, bombardèrent Paris par delà le bois de Vincennes. C'est un poste merveilleux pour un tir plongeant, le
plus terrible de tous.
Source : Gallica

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