Résumé

François Tassart Souvenirs sur Guy de Maupassant

C’est le seul. M. de Maupassant est à la portière pour voir le soleil se lever sur la mer ; nous sommes seuls dans notre compartiment. Il jette un coup d’œil sur la route du cimetière arabe et du jardin d’Hussein-Dey, où, sur les barrières, on aperçoit des singes énormes. « Sont-ils laids, affreux ! » dit-il.
Le train s’arrête à toutes les gares, et marche avec une lenteur de tortue ; on croirait faire une promenade en voiture ; on peut tranquillement admirer le paysage ; on passe entre de hautes montagnes, puis subitement on entend un bruit infernal.
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François Tassart Souvenirs sur Guy de Maupassant

Il reconnut son père : « Comme c’est singulier, dit-il, cette manière d’agiter son mouchoir ! Ce n’est pas un salut, il le fait aller de gauche à droite, très vite, comme un signe de détresse. » J’étais en ce moment à l’avant, quand Bernard y arriva ; il jeta un regard rapide à la mer et d’un bond fut au milieu du bateau, commandant la manœuvre ; mon maître sauta sur la barre que Raymond tenait et, en un instant, le svelte Bel-Ami avait viré sur sa gauche, comme une barque qu’on aurait fait tourner sur elle-même d’un effort.
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François Tassart Souvenirs sur Guy de Maupassant

Un matin je revenais des provisions, j’aperçois mon maître dans la prairie, entouré de toutes ses poules. Il m’appelle :
« Venez voir cet énorme trou dans la haie du champ, le treillage est relevé et au-dessous la terre est fouillée à une grande profondeur. Il n’y a pas de doute, c’est un renard. Il a senti la volaille, le gredin ! Mais, à nous deux !... Je vais dès aujourd’hui écrire à Paris, pour qu’on m’expédie par grande vitesse un piège à loup de première force. Je m’y connais et Cramoyson aussi ; ce ne sera pas long pour lui faire son affaire. »
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