Tristan Bernard,
Le roman d'un mois d'été
(1909)
“ Il pense bien qu'à la rigueur, il sacrifierait le petit dragon, très gentil, très sympathique, mais qui, en somme, n'a fait qu'une brève apparition dans sa vie. Mais Lorgis? Il s'en rend compte maintenant: jamais, depuis qu'il est arrivé à l'âge d'homme, il n'a connu un ami qui vaille celui-là. Il se sent vraiment heureux quand il est avec lui; il s'amuse passionnément! Certes, Antoinette est venue embellir sa vie, l'anoblir, l'orner de gloire. Mais comme, cette vie, Lorgis la rend singulièrement plus animée, plus vibrante, plus variée! ”
