Yvonne Sarcey,
La Route du bonheur
(1909)
“ Ça, c'est une veine! déclare le chauffeur, car, à la vitesse à laquelle nous marchions, si ç'avait été le pneu de devant, nous faisions sûrement panache. Il n'est à « cette veine » qu'un malheur : c'est qu'au lieu d'éclater au pied du mont Blanc ou du château du Bayard, ou sur quelque chemin ombragé, ce diable de pneu se soit amusé à crever sur une route ensoleillée, inhospitalière et, par aventure, fort laide. Le mécanicien s'active à plat ventre autour de la roue, tandis que nous rôtissons, stupéfaits de notre inactivité après une pareille course. ”
