Résumé

Cheval de guerre tel qu'il nous le faut (1913)

Car, en effet, à la bicyclette et à l'automobile, il faut des routes et de bonnes routes, non ravinées, non coupées d'obstacles, non défoncées ; le cheval, lui, va moins vite, mais passe partout ; rien ne l'arrête, s'il est monté par un cavalier aussi audacieux qu'habile. Murs, fossés, tranchées, rivières, terrains défoncés, labourés, ravinés, talus escarpés, il franchit tout ; il s'agit seulement de lui
inspirer confiance et de l'enlever vigoureusement.
Source : Gallica

Cheval de guerre tel qu'il nous le faut (1913)

Aujourd'hui, tous les chevaux achetés par les Haras ont du sang trotteur, tous les producteurs mâles et femelles ont du sang trotteur. Voilà l'abus, voilà le danger.
Il ne manque qu'une chose au trotteur pour être le premier cheval du monde : le modèle ; il a une dose de sang considérable, de l'endurance, de l'énergie. Ce n'est pas le trot, nous le répétons, c'est l'excès de la vitesse dans le trot qui lui a retiré sa forme ; rendez-lui le modèle du bon cheval, il sera d'abord beau, il sera cheval de selle, carrossier, artilleur, trait léger, tout ce que vous voudrez.
Source : Gallica

Cheval de guerre tel qu'il nous le faut (1913)

Or, le cheval de Cavalerie doit être, avant tout, un cheval rustique ; il lui faut du fonds, de la sobriété, de la résistance à tous les services. Il faut qu'il puisse manger à toute heure, dans n'importe quel récipient, qu'il soit fatigué ou non. Au bivouac, attaché à la corde comme les chevaux de troupe, le cheval d'officier est exposé à la pluie, au vent, au froid et a la chaleur ; comme le troupier, il mange quand il peut et où il peut. Or, nous ne voyons pas très bien le cheval de pur sang supporter longtemps et impunément un tel régime.
Source : Gallica

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