Tristan Bernard,
Les veillées du chauffeur
(1909)
“ Le cyclisme nous a fait connaître le scorcher, le brûleur, le pédaleur enragé qui, assis sur sa selle très haute, et les bras plongeant sur son guidon très bas, dépassait en vitesse les promeneurs de la route, non sans leur laisser voir de hideux mollets nus.L’automobilisme nous a valu le gratteur, le chauffeur que la vue d’une autre voiture affole, qui se précipite dans la poussière aveuglante et risque la rencontre de mille obstacles, dont un seul, d’ailleurs, suffirait à «faire du vilain». ”
