Résumé

Portrait de Paul Adam Paul Adam La Morale des sports

La bicyclette excita l’ardeur des calculs, l’amour de la vitesse. Quand l’automobile parut, elle combla les vœux. On pouvait donc posséder à domicile sa locomotive personnelle. On pouvait la démonter, la remonter, la graisser à son aise. On pouvait jouer au mécanicien, à l’ingénieur. On pouvait se plaire indéfiniment à l’examen des engrenages, des cylindres, des ressorts, des bielles. Tout ce que les professeurs avaient mis dans les cervelles, bouillonna. Exalté par le cycle, le culte de la vitesse et du voyage décupla, moins du voyage que de la vitesse.
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Portrait de Paul Adam Paul Adam La Morale des sports

Nous craignons trop le ridicule consécutif à l’échec. Notre vanité tremble. L’orgueil yankee ne doute pas, lui, de son excellence, même au milieu des désastres.
Peut-être les sports finiront-ils par nous valoir cette confiance en nous. Il importe que nous affranchissions nos âmes de la peur, que nous devenions libres et actifs, que nos sensibilités s’apparentent à des volontés, que l’action extérieure nous séduise au détriment de la contemplation, que nous fassions succéder, en nous, à la raillerie des efforts malheureux le respect de toute tentative énergique, triomphante ou vaincue.
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Portrait de Paul Adam Paul Adam La Morale des sports

LES SENSIBLES ET LES VOLONTAIRES C’est la principale vertu des sports que d’accroître l’énergie, l’initiative, la promptitude de la réflexion, l’audace adroite et perspicace. À tourner savamment les obstacles, à deviner le péril, à s’en préserver, à maintenir l’équilibre du cycle et à diriger délicatement la vitesse de l’automobile, notre esprit se persuade sans cesse de ses mille petites victoires. Ainsi, l’homme prend confiance en soi.
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