Paul Adam,
La Morale des sports
“ La bicyclette excita l’ardeur des calculs, l’amour de la vitesse. Quand l’automobile parut, elle combla les vœux. On pouvait donc posséder à domicile sa locomotive personnelle. On pouvait la démonter, la remonter, la graisser à son aise. On pouvait jouer au mécanicien, à l’ingénieur. On pouvait se plaire indéfiniment à l’examen des engrenages, des cylindres, des ressorts, des bielles. Tout ce que les professeurs avaient mis dans les cervelles, bouillonna. Exalté par le cycle, le culte de la vitesse et du voyage décupla, moins du voyage que de la vitesse. ”
